| bonsoir à tous,
j'ai commencé à réecrire mon histoire personnelle à chque fois je l'efface et la recommence parce que malheureusement lorsque je me relis je vis très mal ce que j'ai vécu,c'est pour cela que j'ai cette facheuse tendance à tout supprimer sans ne plus rien garder.
Alors cette fois c'est pour du bon je l'écrirai jusqu'au bout. Pourriez vous me dire si comme moi vous avez l'impression que mon histoire passe d'un sujet à l'autre? C'est ce que je ressens en la lisant. Je ne l'ai pas terminée ce n'est juste que le début.
Merci d'avançe
Une petite fille différente
Le destin en a voulu COMME CA alors qu’elle s’empêchait de croire que tout ce qui se passait était simplement ce que Dieu avait décidé.
Nous sommes au début des années 80, à la capitale, un couple d’immigrés algériens, parents de 3 enfants en bas âge, soudés par la volonté de faire un autre enfant pour le meilleur et pour le pire, donne naissance à une petite fille si différente des autres. Elle naîtra difficilement après plusieurs mois de souffrance endurée par sa mère, celle qui la portait et qui attendait avec impatience de voir cet être si différent de par son physique et son entrée dans le monde.
La maman était seule à l’accouchement, pendant ces années en Belgique, les hommes immigrés passaient tout leur temps à travailler à la mine de la ville pour gagner leur gagne pain .MOHAMMED le mari voulait prendre congé de ses collègues, mais son patron lui interdit de sortir de la mine sous peine d’être licencié sur le champ, alors il continua de s’acharner à sa tache en pensant à Zohra ,sa femme, elle avait tellement souffert durant la grossesse et le gynécologue qui la suivait lui avait dit : « qu’il y avait un certain risque pour l’enfant » c’est pour cela que Zohra passa les 7 derniers mois à la maison sans bouger, ce qui la déprima beaucoup, elle refusait de rester couchée et de ne pas s’occuper de ses autres bébés : nadir le plus grand n’avait que 9 ans , hazouz le moyen 6 ans et nassira la petite 4 ans.
Ce jour, l’accouchement fut pénible pour zhora : elle avait besoin de son mari mais lui n’était pas là, c’est donc une traductrice qui l’accompagna. Elle la connaissait bien. Elle était devenue presqu’une amie, elle l’avait accompagnée pendant les autres grossesses aussi. Elle avait cette beauté exceptionnelle qui lui rappelait son origine Kabyle, sous ses longs cheveux noirs et ses grands bruns noisettes, une jeune femme qui appréciait son travail. Elle adorait aider ces familles qui n’avaient pas d’autres moyens que de faire appel à elle, c’est bien sûr grâce à elle que zhora avait l’impression de mettre au monde, Norah, près de sa famille dans son pays natal.
Zhora avait quitté sa maman Loubna, son frère et sa sœur il y a déjà plusieurs années, Mohammed lui avait dit que c’était mieux de partir pour un meilleur avenir en Belgique. C’est certain la vie était dure là bas mais il y avait une chose qu’elle regrettait beaucoup « c’est l’amour de sa maman », l’odeur du pain le matin, du couscous le midi, la fraternité et l’entraide de la famille ainsi que des voisins. Zhora avait qu’une connaissance à Bruxelles c’était Latifa la traductrice.
C’est seulement après plusieurs heures d’attente et une césarienne que norah arriva enfin au monde à 14H32, elle faisait 38 CM et 2KG800. Le gynécologue décida de la mettre en couveuse le temps qu’elle puisse reprendre un peu de poids. Il fallait être très prudent! vu qu’elle avait certaines malformations « un cou anormalement court et sa tête penchait du côtés droit » : comme ci sa tête était trop lourde pour son petit corps.
Zhora, ne remarqua pas directement les malformations qu’avaient norah, elle fût choqué sur le moment mais fût heureuse de ne voir que cela comme problème alors que le médecin avait l’air plus perplexe après l’accouchement, elle cru même avoir entendu un bip avec cette phrase « on vas la perdre, ne prenons pas ce risque, il faut la sauvée » Trop fatiguée ! Elle ne savait pas si cela était dans son rêve ou si le médecin l’avait dit réellement, quoiqu’il en soit elle ne put s’empêcher de cacher sa joie lorsqu’elle pu enfin la prendre dans ses bras.
Mohammed avait lui au contraire refoulé sa souffrance. Il ne lui en parlait pas et puis elle avait tellement de travail à la maison maintenant avec ses 2 filles et 2 garçons, qu’elle ne remarqua pas que son époux s’éloignait peu a peu d’elle et des petits. Il prétextait souvent de faire des heures supplémentaires au travail, ce qui n’était pas vrai ! Il errait dans les rues des heures durant en pensant à ce que pourrait devenir sa fille.
Il ne voulait pas accepter ce qui était pour lui une défaite, un malheur, mais pas une seconde il n’a pensé : que cela pouvait être le destin. Et qu’au lieu de se lamenter sur son sort, il fallait assumer cette petite telle qu’elle était et lui accorder le temps dont elle avait besoin.
Zhora dû s’armer de beaucoup de patience et de force. Norah passait ses 3 premières années entre l’hôpital et la maison. Heureusement Nassira la dernière faisait déjà preuve d’une autonomie qu’on ne trouvait pas chez un enfant de cet âge. Elle s’habillait déjà seule, jouais avec ses frères, n’était pas du tout jalouse du temps que sa maman passait avec norah. Elle comprenait d’elle-même que sa petite sœur avait besoin de beaucoup plus d’attention. Nadir lui s’occupait des autres, il prit presque le rôle de la nounou, ce qu’il fit d’ailleurs avec beaucoup de plaisir et aussi pour aider sa maman. Ce fut très difficile pour tout le monde zhora commençait a se fatigué en tant que mère au foyer et le manque de sa famille était tellement grand qu’elle entra petit à petit dans un monde ou elle faisait tout machinalement elle avait beaucoup d’amour pour ses enfants l’empêchait de s’occuper d’eux ce qui présageait une grande dépression. Mohamed était tellement absent et non investit dans sa famille qu’il les avait complètement délaissés depuis la naissance de norah . D’ailleurs ’il ne communiquait plus avec zhora, ce qu’il ne lui fallut pas longtemps pour évoluer plus vite dans sa détresse. Il fallait soigner Zohra mais c’était très difficile parce qu’elle était trop absente et ne mesurait pas son état.
Quelques mois plus tard, elle avait déjà des hallucinations, ne parlait plus à personne! Se repliait sur elle-même et laissait de plus en plus ses enfants à l’abandon.
C’est nadir et nassira qui prirent le relais le temps que leur papa prit conscience de la gravitée de la situation. Nassira s’occupait de tout ce qui était ménage, prendre les bains, le nettoyage des vêtements, la préparation des repas, elle s’occupait aussi de son père en lui préparant ses affaires pour le travail tandis que nadir les ramenaient à l 'école, se présentait aux réunions d’école, il expliquait à ses professeurs que ses parents ne pouvaient pas venir parce qu’ils ne comprenaient pas le français mais qu’il se chargerait de tout leurs traduire une fois à la maison. L’école ne s’en inquiétait pas plus que ca surtout qu’ils avaient tous de bons résultats scolaires.
Sauf Norah, elle avait du mal à prendre sa place à l’école du point de vue travail et comportement, elle chahutait beaucoup durant les cours et avait du mal à suivre ses cours, ses camarades de classe se moquaient souvent d’elle et ne voulaient pas s’approcher d’elle,Il l’apellait casimodo à cause de la bosse qu’elle avait au dos.Chaque jour elle pria pour que Dieu l’aide, pour qu’elle ne soit plus différente et aussi pour que les autres enfants ne rigolent plus d’elle. Bien entendu son rêve ne s'escaussa pas! Elle commenca par se mettre une carapace, se replia sur elle-même du jour au lendemain. Ses mauvaises notes pour elle etait le seul moyen de montrer sa souffrance c'est comme ca qu'elle du recommencer deux fois sa première année primaire, la situation à la maison et son manque d’affection justifiaient surement ce comportement mais personne ne prit la peine de la comprendre et de l’aider.
Avec toutes les difficultées scolaires et sa maman qui ne se remettait toujours pas de son état psychologique et était encore enceinte d'un autre garçon, norah du grandir accompagnée physiquement puisqu'elle avait ses 2 frères et sa grande soeur, mais très seule psychologiquement son mal être grandi de jour en jour.
Alors qu'elle n'avait que 12 ans, elle monta dans la chambre à coucher et se mit près du bord de la fenêtre grande ouverte et se dit " je compte jusqu'à 3 et je saute" elle pensait secrètement que personne ne remarquerai son absence et serait triste de ne plus la voir " c'est ce qui passa dans son esprit " et peut être que papa s' occupera plus de moi ? Malgré ces mauvaises idées dans l'esprit elle n'avait pas le courage de le faire. Ce fut sa première idée suicidaire après cela c'était encore plus facile d'y penser à chaque problème son refuge était ses seules idées secrètes, elle pouvait y penser durant des heures sans que personne ne sache ce dont à quoi elle pouvait réflechir.
On pourrait penser " comment une petite fille peut elle déjà penser à mourir?" le manque d'affection et la complète incompréhension de sa famille face à des comportements anormaux auraient du leur mettre la puce aux oreilles. Ce qui ne se faisait pas. Pour le desarroi de Norah.
Une fois elle était à l'école et pendant la récréation où elle se trouvais toute seule, elle apercû son père aller vers l' institutrice, elle était en 4 ème année primaire, elle n'oublia jamais ce jour parce que c'était la première fois que son père venais à l'école. Son coeur battais très fort jusqu'au moment où son papa s'approcha et lui dit ;
- tu viens on pars!
- ah pourquoi je ne peux pas rester à l' école?
- non tu viens et tu arrêtes de poser des questions
elle était dans la voiture. C'était la première fois que son papa la prennait quelque part , elle était stressée et en même temps contente, elle regardait tout par la fenêtre sans oser poser des questions de peur qu'il ne s'énerve. Arrivée à destination elle comprit qu'elle se rendait à l' hopital pour voir le medecin qui la suivait depuis sa naissance, c' était un monsieur d'une cinquentaine d'années, ses cheveux étaient gris, il était grand, mais il parlait toujours avec son papa et lui demandait de sortir attendre dans le couloir le temps qu'il puisse lui expliquer ce qu'il allait faire aujourd' hui. Dans le couloir norah se demandais ce qui pouvaient se dire, elle aurait bien voulu qu'on lui explique pourquoi elle était comme cela? Pourquoi elle avait une bosse au dos et pourquoi elle n'avait pas de cou?
Elle n'attendait que ça, mais une fois retournée dans le cabinet le medecin lui dit on vas te faire des photos de ton dos et de ton cou. OK répondait - elle complètement absente. Elle ne s'y attendait pas " elle espérait tellement qu'un jour on pourrait l' aider a changer ce corp qu'elle détestait tant.
En sortant elle prit son courage et tenta le tout pour le tout;
- Monsieur vous allez faire quoi avec ces photos? dit- elle au médecin
- je vais les montrer à un confrère pour voir ce qu'on peux faire pour toi.
- d'accord. Mais vous savez moi je pense que si on mettait quelque chose pour porter ma tête peut être qu'elle ne serais pas pencher comme ça?
-oui peut être. Mais dis-moi norah. Tu as mal au cou ou au dos?
- Non monsieur.
- ok. de toute façon on se reverra bientôt
Norah avait du mal pour les cours mais dès qu'il s'agissait de son corps elle arrivait a avoir des explications plus intéressantes a force de penser qu'à ça.
avec cette bonne nouvelle et un petit espoir qu'un jour on pourrais l'opérée, Norah changit tout doucement de comportement elle devenait un peu plus sociable et dès qu'on lui posait cette question " Pouqruoi tu n'as pas de cou?
la réponse était brêve mais pleins d' espoir dans les yeux.
- je vais me faire opérée et je serais comme tout le monde.
Les années passèrent zhora avait maintenant neuf enfants, ce qui ne l'aida pas pour ses rapport avec mohammed il continuait a faire comme si il vivait seul pendant que zhora avait des crises dépressives.
Tout les enfants souffraient énormément de cette situation, et ils prirent l'habitude de ne plus s'adresser à leur maman puisqu'elle était en pleins delire toute la journée, elle chantait, parlait seule, dansait sur la table, malgré cela c 'est nassira qui n'avait que 14 ans qui s'occupait de tout le monde après l'école elle faisait le souper, le ménage, et tout le reste.
La relation qu'entretenait nassira avec mohammed était priviligiée, elle faisait tous ce qu'il lui demandait sans ne jamais rien dire elle arrivait a combiner travail d'école et remplacante de sa maman.
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| Salut poucelina !
je ne viens pas beaucoup sur le site, mais je viens de tomber sur ton sujet.
Et bien je vois que personne n'a commenté donc je me permets, puisque c'est ce que tu veux.
Ton histoire est vraiment très intéressante et je pense que vraiment tu peux en écrire un livre. On a envie de connaître la vie de cette petite fille et de sa famille. Je me sens d'autant plus proche avec des origines kabyle du côté de ma maman. Si je peux te donner mes critiques sans te blesser...voilà (c'est mon avis et je ne suis pas une professionnelle donc tu en fais ce que tu veux) :
-je pense qu'on n'a pas le temps de s'attacher à Zohra, la maman, avant qu'elle ne soit "malade" car tu préfère passer vite sur ce personnage qui je suis sûre était alors pleine de force et de raison avant...
-tu oublies aussi de t'attarder encore plus sur les sentiments de la petite fille, lache toi, ne gardes pas en toi ce qui te fais mal au moment d'écrire, mets les à l'écrit...
-personnellement en lisant j'ai très vite cerné le personnage de mohammed, son détachement pour ne pas souffrir et pourtant son acharnement à faire vivre sa famille, même si pour cela il doit "délaisser" sa femme (qui autrefois était si forte...)
-mon petit conseil serait que tu pourrais choisir une des personnes de cette famille qui "raconte" cette histoire, un point de vue clair et net. Le mieux ? toi...mais si c'est trop dur, peut-être la grande soeur, ça te permettrait de prendre des distances avec ce que tu racontes et de moins en souffrir...???
J'ai commencé à écrire ma vie aussi... mais je me mentais au départ et croyais raconter celle de ma mère. Une amie à qui j'avais confié mes écrits, m'a ouvert les yeux en me disant "mais pourquoi tu as mis ce titre ? c'est pas de ta mère que tu parle, mais de toi, de ta vie!".
J'avais pris mes distances je pense car je n'aime pas parler de moi. Je bloquais du coup à un moment dans mon histoire, mon amie m'a débloquée car j'ai changé mon titre et ma façon de décrire...
courage à toi Poucelina, ton histoire est grande, mais tes sentiments te bloquent...
bises | |