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 Sujet : Bon départ ou pas ?

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Posté par : Nans, le 11-05-2010 

Bonjour, je viens à peine de commencer à écrire, et j'aimerais juste avoir des conseis sur la manière de continuer, savoir si c'est un bon départ ou pas. Je suis ouvert à toutes critiques éventuelles, conseils, idées...
Mon texte s'appelle "L'amoureux de la France"

Lorsque nous traversâmes enfin le frontière, mon père était mort. C'en était fini de lui, de toutes ses souffrances. Ma mère était restée impassible lorsque papa avait fermé les yeux une dernière fois. Il n'avait rien dit. Ses dernières paroles avaient été prononcées en vue d'un potentiel verre d'eau, qui n'était jamais venu. Nous n'avions pas de quoi l'hydrater. Son souvenir me laissait un goût d'amertume dans la bouche ; J'avais toujours pensé que le rôle des hommes était d'être fort, de protéger les siens. C'était par ces principes qu'il m'avait éduqué. Et voilà qu'il tombait malade, cet homme courageux et fier. J'avais honte de lui, à présent. Et je détestait ce pays qui devait devenir le mien ; Jamais, pensai-je alors, je ne pourrais oublier l'aspect misérable de celui qui avait longtemps été mon modèle ; Et les montagnes dont nous nous approchions terniraient éternellement son image.
La bateau avait accosté près d'une petite plage de galets gris, parsemée de rochers érodés par le ressac. Les premiers hommes sautèrent de l'embarcation pour rejoindre le rivage. L'eau leur arrivait au-dessus des genoux. Quelqu'un m'aida à descendre mon père. Il fut enterré l'heure même, car il faisait chaud. Je creusai la tombe moi-même, et chaque coup de bêche que je portai à la terre représentait pour moi une insulte à Dieu. Je le méprisais désormais. Je jetai sans cérémonie le corps dans la fosse. Je ne pleurai pas ; Il en coûterait de mon honneur.
Le soir nous arrivions à la ville par un bus qui était venu nous chercher. Les couleurs et les bruits m'émerveillaient. Je redécouvrais le monde ; Le monde moderne. Ça et là des pancartes lumineuses annonçaient toutes sortes de magasins, de bars, d'hôtels ou de restaurants. Assis sur leur sièges, nos compagnons jubilaient devant l'éclat de la ville ; certains même criaient pour remercier Dieu. J'étais le seul à percevoir la vérité, me semblait-il. Lorsque l'on prenait le temps de les examiner de plus près, les passants ne semblaient pas particulièrement heureux. Entre certains groupes éclataient parfois de violents conflits, invisibles aux yeux des autres. Cette nouvelle vie me dégoûtait à l'avance.
Le car se gara à l'arrière d'un bâtiment à l'aspect minable, puis tout le monde descendit. Nous fûmes accueillis à bras ouverts par des gens qui nous ressemblaient ; ils étaient sales, vêtus de haillons. Je remarquai alors l'absence de jeunes de mon âge. Ma mère sembla avoir deviné mes pensées car elle me communiqua que tous étaient envoyés au travail pour gagner de l'argent. Je commençai alors à comprendre que moi aussi, je devrais travailler pour donner de l'argent à cette communauté répugnante.

***

Lorsqu'elle sortit de la salle de bain, elle parut plus belle que jamais. Elle avait enfilé un justaucorps blanc qui la faisait paraître tel un ange. Allongé sur son lit, je la regardai telle une inconnue s'allonger. Un instant plus tard, je me pris à penser que j'étais le seul homme pour elle, ici. Elle aussi, je la redécouvrais ; Ma mère. Je songeai également que c'était à mon tour de la protéger du monde. Tandis qu'elle remettait son oreiller, je m'allongeai sur elle et la serrai dans mes bras. Elle parut surprise, mais recouvrit mon dos nu de ses bras. Un frisson me parcourut alors. Comme si une fusion venait de se créer entre nous deux. Je l'aimais plus que tout, celle qui m'avait mise au monde. Les principes éducatifs que je tenait de mon père disparurent alors d'un seul coup, et je reconsidérai cette femme. Je la serrai plus fort que jamais, puis me relevai. Sans un mot, je quittai la pièce pour rejoindre mon propre lit. Ma nouvelle vie allait commencer.

Voilà pour l'instant c'est tout ce que j'ai publié, faites-moi part de vos conseils...

Posté par : bernard13250, le 21-05-2010 

Bonjour,
Je veux bien te donner un petit avis, sur ton texte.
Je trouve l’idée de départ intéressante.
A mon idée, on comprend bien le point de départ du personnage et sa psychologie.
Seulement il y à (a mon sens) quelques détails et invraisemblances qui rendent l’histoire difficile a croire.

Nous imaginons une arrivée clandestine, en bateau, sur le littoral Français montagneux.
Donc, Alpes Maritime ou Var et personnages venant de pays du sud.

Je passe sur la mort du père sans la moindre émotion car c’est un avis perso. Mais le faire mourir dans le bateau qui n’a pas une bouteille d’eau, mais par contre une bêche pour l’enterrer….ça coince !
De plus coté contexte, je ne vois pas sur la côte, d’endroit d’accostage suffisamment isolé pour faire un trou pour le père. Ce passage morbide aurait pus être évité, il n’apporte rien à la compréhension du personnage.

Ensuite, ils partent en Bus. Je ne vois pas des clandestins être transporté en bus, mais plutôt en camion, enfin quelque chose de plus discret.
Et quand le personnage dit « …Entre certains groupes éclataient parfois de violents conflits… » Je me demande comment il peut voir cela de sa vitre, ni de quoi il peut s’agir comme conflit.

Plus tard : « …Le car se gara à l'arrière d'un bâtiment à l'aspect minable/…/ Nous fûmes accueillis à bras ouverts par des gens qui nous ressemblaient ; ils étaient sales, vêtus de haillons… »
Ensuite, sa mère sort d’une salle de bain ? (bâtiment minable…) avec un justaucorps ? (venant du sud, de la misère…), elle ce recouche…il s’allonge dessus…
Non seulement le contexte est assez contradictoire, la scène presque incestueuse et les attitudes assez éloignés des comportements de gens de pays défavorisés qui sont le plus souvent beaucoup plus pudiques que les occidentaux.

Voila, ce n’est que mon avis, mais j’ai besoin de croire à une histoire pour accrocher et ces détails me gènes.
Il faut faire peut être attention à cela et à quelques babioles comme dans ses 2 phrases.

« …Il n'avait rien dit. Ses dernières paroles avaient été prononcées en vue d'un potentiel verre d'eau,… »
Il a rien dit / réclamé un verre d’eau, contradition.
La tournure : …prononcé en vue d’un potentiel verre… me semble trop alambiqué. Sûrement pour bien faire, mais cela gagnerais avec plus de simplicité.

Amicalement

Posté par : Nans, le 15-06-2010 

Merci d'avoir répondu, c'est toujours bien de savoir ce qu'en pensent les autres. Et désolé pour le retard. Effectivement, il faut que je reconsidère leur arrivée en France, je comprends bien les critiques. Pour le père, on a effectivement pas les éléments pour s'attacher à lui, je trouve que ça coïncide avec l'opinion du fils, qui a honte de lui (mais après c'est mon avis).
Pour le dernier paragraphe, j'ai oublié d'en parler mais cela se passe un peu plus de temps après, donc quand ils ont trouvé du travail ; je n'aurais pas dû mettre ce passage, il vient après. Il faut surtout que je travaille sur le premier paragraphe.
Merci encore.


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