| Posons un décor simple,
Il faisait nuit, tout était silence.
La pleine lune projetait une lumière spectrale que le manteau de neige blanche, recouvrant la forêt, reflétait.
Un élément perturbateur,
Des bruits de pas, firent fuirent un corbeau, qui s’était réfugié sous un sapin. Il s'en alla à l'opposé du son, mais, il faillit se heurté à un obstacle qui bougeait à vive allure. L'oiseau ne chercha même pas à savoir de quoi il s'agissait, il se cacha au plus vite sous les branche d'un pin.
Il attendit, son faible cœur battant la chamade. Lorsque le temps qu'il jugea nécessaire fût écoulé, il sortit la tête de sa cachette. Deux personne de grande taille se tenaient non loin de là et discutaient à vive voix. L'un était nue et l'autre portait des vêtement de forestier. | |
| Le petit oiseau sentit son coeur faire un bond de lapin dans sa poitrine. Le garde forestier était armé...d'une arbalète! Il se fit tout petit sous sa branche.
-Tu penses sérieusement qu'une arbalète percera ses écailles? demanda l'homme nu en croisant les bras sur sa maigre poitrine blanchâtre sous les rayons de la lune.
Il devait avoir froid, sans vêtements.
-Je ne vais pas m'attaquer à ses écailles, répliqua l'autre d'une voix méprisante. Ce serait beaucoup trop évident. Si je l'ai e face de moi, je viserai ses yeux. S'il vole, alors je tirerai sur ses pattes. Le dessous des pattes n'est pas protégé. C'est résistant, mais pas assez pour se protéger d'une flèche d'arbalète. Sa patte sera transpercée.
L'homme nu plissa les yeux, eu convaincu.
-La créature deviendra folle de douleur si tu vises ses yeux, elle risque d'attaquer n'importe quoi. Tu devrais arrêter ce projet dément, Jacky, et te consacrer à des affaires plus importantes.
Le garde forestier s'esclaffa.
-Et me priver de ma vengeance? Jamais! Rien n'est plus important pour moi d'abattre cette bête. Je vengeai ainsi non seulement mon œil, mais aussi mon coeur. Ce monstre m'a arraché une partie de moi-même, Fred. La mort de Marianne ne restera pas impunie. Je rapporterai la tête de la créature et prouverai à tous ma valeur. Je deviendrai ainsi tellement célèbre que l'on me connaîtra à l'autre bout du monde!
Le corbeau n'avait aucune idée de la signification de ces paroles. Tout ce qui importait pour lui, c'était de partir de cet endroit au plus vite, loin de l'homme armé. Il trouverait des souris et des musaraignes ailleurs.
Alors il s'envola, laissant les deux hommes à leur dispute qui, pour lui, n'avait aucun intérêt, mais qui allait pourtant changer le cours de toute une vie. Une vie animale. Une vie mythique, légendaire.
La vie de l'animal dont parlaient les deux hommes.
La vie d'un(e)... | |
| métamorphe, ces créatures qui ont depuis l’aube des temps façonnées les royaumes, jouant avec les mortels comme des enfants jouant avec leurs jouets.
Le petit corbeau frôla la cime d’un sapin, et tourna autour en arc de cercle. L’atmosphère était froid et humide, il était impossible pour lui de trouver un courant d’air chaud. Il se posa sur la plus haute branche de l’arbre et embrassa de ses yeux noirs le paysage. Il ne reconnaissait plus la terre ou il était né une saison plutôt, tous lui semblait si différent et vide. Les animaux avait disparus, en même temps que sa mère… Elle lui manquait horriblement, surtout en ce moment, il avait faim et était fatigué. Où était passé ses jours heureux où il n’avait qu’à piailler pour recevoir sa pitance ?
Il prît son envole.
Il piqua vers le sol, et se servi de la faible chaleur qui émanait du sol pour redresser. Un nuage de poudreuse décolla du sol et se cola à ses plumes. Il battît plusieurs fois des ailles pour prendre son élan et fonça entre les arbres, slaloment avec grâce et volupté.
Il ralentît, quelque chose venait de titiller sont odora. Il s’approcha de la lisière d’une clairière et se posa sur un vieux chêne dénudé de ses feuilles. Il crossa d’excitation et respira une goulée d’aire, il sentait l’odeur nauséabonde de la mort. Plus loin vers le centre, en-dessous d’un vieil hêtre qui avait gardé ces feuilles couleur pourpre, reposait un renard perforé d’un carreau. Un frisson parcouru son échine glaçant son excitation, il sentait quelque chose de malsain derrière son odeur, mais la faim l’empêchait de réfléchir plus longtemps.
Il se rapprocha.
D’abord il tournoya autour de l’arbre pour s’assurer qu’il n’y est pas d’éventuel prédateur, puis il commença à descendre petit à petit. Il finit par se poser sur la carcasse et commença son festin tout en gardant un œil vigilent sur l’hêtre.
Un craquement dans le sous-bois le fît sursauter, il le fixa pendant un moment pour s’assurer qu’il n’avait rien à craindre. Il souffla et repris son festin, mais un étau l’attrapa par derrière lui comprimant les ailes contre son torse. Il tourna sa tête, pour piquer avec son long bec noir son agresseur, mais lorsqu’il le vu il ne pu plus rien faire.
Un bras humain sortait de l’arbre tandis que le reste était entrain de se compresser, ondulant et se rassemblant. Quelque seconde après que se spectacle est commencé, se tenait debout, à la place de l’hêtre, un vielle homme grisonnent revêtu d’un long manteau marron.
« Un corvus corax et un beau spécimen en plus ! S’écria-t-il d’une voix caverneuse. Dis-moi l’ami, aurait tu vue mes deux camarade ? L’un porte une arbalète et l’autre… bah, la plupart du temps ne porte rien ? »
En dépit de sa peur, le corbeau repensa aux deux individus croisé plus tôt, ce qu’ils avaient dit et surtout se rappela de l’arbalète et du carreau. Il « ouvrît grand » les yeux et regarda le renard.
« En plus tu es intelligent, dit-il en lui caressant la tête, vois-tu ces deux individus on tué un de mes camardes, ce Vulpes et maintenant ils vont essayer de tuer celui qui pendant longtemps ma servis de frère. Vas-tu m’aider à les retrouver ? Si tu m’aide je t’offrirais un beau, un très beau cadeau. »
Une pensé traversa en un éclaire l’esprit du corbeau, il n’allait pas mourir, son faible cœur se mit à ralentir.
« Alors vol, dis l’homme en le jetant en l’air. »
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| Le vieil homme suivait le corbeau, impatient. Il faisait nuit, et le corbeau noir n'était donc pas facile à suivre. Mais les rayons de la pleine lune lui permettait de voir un bout d'aile noir de jais.
Le vieil homme se demandait pourqupoi il recherchait Fred et Jacky. Ces hommes étaient des traîtres, après tout. Lui, qui était le gardien de la Bête, ne pouvait pas oublier comment Jacky avait tenté de s'introduire dans l'antre de La Créature. Le vieil homme, qui répondait au nom de Pathos, savait que Jacky voulait tuer le Métamorphe, Celui qui changeait. Les écailles que la Bête possédait quand elle n'était pas Transformée l'auraient protégée, c'était sûr, mais c'était le geste qui comptait. Pathos ne laisserait pas un tel affront impuni. Il avait confié la garde du Métamorphe, comme ils l'appelaient, à son fils Leon.
Le corbeau le conduisit près d'un chêne aux branches extrêmement basses et se cacha derrière. Pathos fit de même et observa silencieusement les deux hommes qui discutaient tranquillement, ne se doutant pas de ce qui allait leur arriver. Pathos dégaina un poignard.
"Puisse Metamorphe me pardonner", pensa-t-il.
Il lança son couteau avec une force et une vitesse incroyable pour son âge.
Fred n'eut pas le temps de réagir. Son épaule fut transpercée. Fred hurla, tandis que Jacky regardait partout avec des airs de paranïaque.
-Jacky, aide-moi! cria Fred.
Jacky regarda son ami et comprit qu'ils avaient été découverts. Il fuit à travers la forêt dense, abandonnant lâchement son ami aux mains de Pathos.
Celui-ci bondit et dégaina un deuxième couteau, prononçant des paroles de pardon incompréhensibles, mais Fred parvint à se relever et à fuir parmi les arbres. Pathos serra le manche de son couteau et serra les dents. Il avait failli à sa tâche. Mais il en avait blessé un. Il allait être trop handicapé pour pouvoir courir très longtemps. Avec une grimace de dégoût pour ce qu'ils allait devoir faire, il suivit les traces de Fred et s'enfonça prodondément dans la forêt endormie. | |