| Chasseur de primes :
Premières classes.
Pour le mauvais comme pour le pire.
Dans la paisible banlieue de Capet Falk, aucun habitant n’aurait jamais imaginé sortir de l’ordinaire ou enfreindre la loi, non pas chez eux, dieu merci. Et plus particulièrement la famille des Berry. Avouons-le, cette famille n’avait jamais rien eu d’extravagant. La mère était une femme sévère aux cheveux en chignon et laissant apparaitre quelques mèches grises dans une forêt noire. Elle s’habillait tout le temps de noir, ce qui collait parfaitement avec son métier de comptable. Les chiffres, ça elle connaissait. Marietta Berry ne se passionnait que pour deux choses : les mathématiques et sa réputation. Tout comme son mari, Justin Berry, sauf qu’au lieu des chiffres il préférait la pierre. Il était dans l’immobilier et en tant qu’agent, il portait toujours des costumes. Ses cheveux blancs coupés courts ne laissé pas imaginer qu’autrefois ils étaient d’un blond doré. Leur fils, Danny, était un contre exemple de tout se que ses parents représentés. Il est vrai qu’étant plus jeune, il était sage et avait des résultats scolaires excellents mais depuis son adolescence, il avait commencé à se rebeller. Ses notes devinrent catastrophiques, ses fréquentations plus que douteuses et le collège appelait quasiment toutes les semaines chez lui. Alors cet été, quand ses parents ne l’ont même pas félicités pour avoir obtenue son brevet des collèges malgré tout, et qu’ils ont dit que Danny fêterait son quinzième anniversaire dans un internat plus que douteux à la campagne, Danny a fugué. On ne l’a retrouvé que deux jours plus tard sous un pont, une cigarette à la main. Puni par ses parents, il passa le reste de l’été enfermé dans sa grande maison à regarder la télé et manger des chips. Pourtant, Danny était bien comme garçon, des cheveux châtains coupés courts et des yeux bleus métalliques lui attiré souvent des filles. Il avait eu quelques copines, mais jamais rien de sérieux. Plutôt grand et sportif, il aurait pu tout avoir pour lui si il ne faisait pas autant de mauvais choix. De plus, Dan n’avait pas vraiment d’amis, il avait des compagnons de jeu comme il disait. Il lui arrivait à lui et ses connaissances, de déclencher un extincteur ou une alarme incendie en plein examen, Dan aimait bien aussi insulter ses professeur, son directeur et sa CPE. La conseillère d’orientation lui avait même expliquait qu’il ferait mieux d’arrêter définitivement les cours à seize ans et de commencer un apprentissage. Danny savait qu’il était intelligent et il se mit dans une telle colère après le rendez-vous avec la conseillère qu’il faillit donner un coup de poing à un élève qui passait là par hasard. Quand il rentra chez lui, il claqua la porte de sa chambre si forte qu’un tableau du couloir qui mène à chaque chambre de la maison, tomba et le verre se brisa. Puis, notre ado rebelle et survolté mis la musique à fond et avala un paquet de bonbons à lui tout seul. Sa vie ne lui convenait pas, il se sentait mal dans sa peau et n’avait personne à qui en parler, ses parents étaient obsédés par leur carrière et il était fils unique. Le jour où il reçu la lettre de l’internat dans lequel il était censé aller, il se trouvait dans son salon et sortit la feuille de son enveloppe avant de la lire. Il n’en croyait pas ses yeux :
Internat, Lycée Morsella.
Cher Mr. Berry,
Nous vous accordons une chambre dans notre humble établissement et espérons que vous saurez la garder. Sachez que l’utilisation de quelconques appareils électroniques est formellement interdite et que la moindre infraction à cette règle sera sévèrement punie. Quant au contact avec vos parents, vous pourrez toujours leur écrire. Nous vous intimerons aussi de ne pas délabrer quelconque matériel et de garder votre chambre propre, une vérification sera faite chaque vendredi. Vous trouverez ci-dessous la liste des fournitures nécessaires au bon déroulement de vos études.
Madame le proviseur adjoint, Leros.
Danny jeta la lettre sur la table basse avant même de regarder l’exubérante liste de fourniture. Quand son père rentra, il vit la lettre et questionna son fils :
-C’est bien la lettre de ta future école ? -Oui, dit-il sans enthousiasme. –Et tu as lu la lettre ? continua Mr. Berry -Oui, mais pourquoi ça t’intéresse ? demanda Dan à son tour, ce serai bien la première fois que tu me prêterai de l’attention. –Je voulais juste savoir combien d’argent je devrai dépenser pour tes bêtises, dit sèchement le père.
Danny se leva brusquement et couru dans sa chambre, il était habitué à se genre de propos mais il n’en pouvait plus. Il se dit que finalement se serai bien d’aller à l’internat et de ne plus voir les deux despotes sans cœur qui lui avaient servi de géniteurs.
Le jour de la rentrée arrivait à grand pas et Dan devait prendre son train pour aller dans ce qu’il avait poétiquement surnommé « le cimetière des causes perdues ». Il aurait voulu que comme dans n’importe qu’elle autre famille normale ses parents soient là, l’embrasse et lui dise au revoir mais il y avait juste un mot qui disait que la secrétaire de sa mère avait fait tous ses achats scolaires qui étaient dans un sachet en plastique près de la porte, et de l’argent. Il prit l’argent, se rendit auprès de la porte, saisit le lourd sachet en plastique et attendit que le bus qui menait à la gare arrive. Huit heure et quart, il se tourna une dernière fois pour un bon moment vers sa maison et puis aperçu ses voisins en promenades, ils lui en voulaient un peu depuis qu’il avait insultait leur chien de saucisse. Il monta dans son bus, alla s’installer au fond et regarda ses voisins devenir de plus en plus petit au fur et à mesure que le bus se dirigé vers la gare. Il arriva enfin et contempla le quai de Frenzy Fish, c’était une gare ancienne aux murs sales et colorés de graffitis. Il entra, la gare était bondée de monde, de valises et un bruit sourd retentissait. Danny fit ce qu’il avait à faire et grimpa dans son train. Il s’émerveilla devant es prairie, les vaches, les moutons et toutes autres choses qu’il n’avait jusqu’alors jamais vu. Dan ne connaissait pas très bien la campagne, en fit il ne connaissait rien sauf ses anciennes écoles, sa maison et les billets jaunes synonymes d’avertissements scolaires. Un des passe-temps sages de Dan est aussi la critique. Il regardé toutes les personnes assises dans son compartiment et les critiquait intérieurement. Il se dit que la grosse dame assise en face de lui sentait la transpiration comme une équipe de football après un match, que le vieux qui bavait à deux pas de lui semblait être un chien ridé et enfin que le bambin assis juste à côté de lui devait être autiste car il n’arrêtait pas de se balancer d’avant en arrière. Une sonnerie retentit et Danny comprit qu’il était arrivé à destination. Il descendit sur un tout autre quai que celui de Frenzy Fish, le quai de Morsella South. Il ni avait quasiment personne, tout était grisâtre et semblait mort. Il sortit aussi vite qu’il pu espérant voir mieux à l’extérieur mais c’était exactement identique. Il commençait presque à regretter sa maison mais il osait souhaiter que son futur lycée soit un brin plus lumineux et plus vivant…
Un lycée d’enfer.
Dan continua donc sa route et déprimait au fil qu’il s’approchait de sa future résidence. Il y avait un peu de vent et le gilet à capuche qu’il portait ne suffisait pas à lutter contre le froid de Morsella. En scrutant les alentours lors de sa route, il détermina que les habitants de cette ville n’étaient pas accueillant du tout : ils fermaient les volets sur son passage, un peu comme les villages de mort-vivants dans les jeux vidéo pensa Danny. Il ne savait plus s’il frissonnait à cause du froid ou de l’hostile paysage de Morsella. L’adolescent à problèmes se dit aussi que les habitants de Morsella n’étaient pas très lumineux et manquaient d’inspiration et pour cause : l’épicerie se nommait « Morsella épicerie », le bureau de presse était « le bureau de presse de Morsella » et le supermarché continuait sur le même principe avec « Le supermarché de Morsella ». Sans s’apercevoir qu’il était resté cloué sur place, Danny, une fois s’en être rendu compte, se grouilla de rejoindre sa future demeure.
Il arriva quelques minutes plus tard devant un imposant portail de fer noir haut de plusieurs mètres et morbide comme ceux des cimetières. Il n’y avait pas de sonnette, juste une vielle cloche rouillée. Danny la secoua un peu et au bout de quelques instants le portail s’ouvrit seul. Le frisson de Dan s’intensifié mais courageux et déterminé il entra et referma le portail derrière lui. Il y avait une coure déserte, aucun bruit. Devant l’adolescent ce dressait une immense demeure en pierre construite sur plusieurs niveaux mais ne formant qu’un bloc. « On dirait une pierre tombale, pensa Danny ». Il s’avança et arrivé devant une grande porte de bois, il toqua. Aucune réponse. Il toqua à nouveau mais beaucoup plus fort et entendit des bruit de pas qui arrivés. Dan entendit le bruit que font des verrous lorsqu’ils sont ouverts et compris qu’ils y en avaient au moins sept. La porte s’ouvrit et laissa apparaître un homme grand et rachitique, quelques cheveux blancs coiffés au râteau se trouvaient sur son crâne. Ses yeux étaient d’un noir intense et profond semblable à deux puits sans fond, son nez aquilin et très long laissez dépasser par ses narines des touffes de poils. Ses lèvres quasi inexistantes contenaient un sourire de crocodile. Ses mains étaient tels deux araignées : longues, maigres et touffus. Il portait un costume italien mais mal taillé car il laissait voir ses chaussettes dépareillées. –Bonsoir Monsieur Berry, s’exclama-t-il, je suis Mark Devil, je serai votre concierge durant toute votre scolarité. Venez nous vous attendions. –Bonsoir Monsieur Devil mais comment savez vous qui je suis ? questionna Danny intrigué. –C’est mon travail Monsieur, c’est mon travail. Le concierge lui fit faire le tour du hall d’entrée, extrêmement petit. Il y avait une porte qui menait chez le concierge et un escalier. –Suivez-moi Monsieur Berry, dit Devil, la grande réception est à l’étage. –Je vous suis Monsieur, dit Dan’ un peu tremblant. L’escalier était court mais infernal : les marches étaient très mal faites, tantôt elles étaient trop courtes, tantôt elles étaient trop grandes. Danny faillit tomber une ou deux fois mais se rattrapa de justesse à la rampe de bois qui ne tenait plus que par un clou et de la corde. Arrivé au premier étage, Dan’ et le vieux concierge se trouvèrent devant une porte de métal rouge et Devil entra le premier. A l’intérieur se trouvait une trentaine d’ados douteux assis sur des chaises, une scène ou se trouvait des adultes effrayant et une table recouverte d’une nappe blanche et de plats composés uniquement de choses vertes, oranges ou blanches. Il ne restait plus qu’une seule place et Devil y poussa Danny. Il était en bout de rangé à côté d’un garçon plutôt petit au visage joufflu et aux bouclette brunes. Lui et Dan’ sympathisèrent immédiatement : --Salut, dit l’ado au visage souriant, je m’appelle Alistair Fletcher, mais appelle moi Al’. –Salut, répondit Danny, Moi c’est Danny Berry, mais appelle moi Dan’.
-T’es sympa toi ! lâcha Al’. –Pourquoi tu dis ça ? questionna Dan’, on vient de se rencontrer. –Je t’ai dit mon prénom et t’as pas ri, ça veut tout dire pour moi. Les ados firent donc connaissance et Danny qui était arrivé en retard à la réunion interrogea Alistair pour ne pas être largué.
-Alors, qu’est-ce qu’ils ont dit ? demanda-t-il -Ils ont présenté les différent professeurs, répondit Al’, rien d’intéressant. Il lui expliqua que la drôle de dame encapuchonnée et couverte de bijoux qui se trouvé à droite de la scène était Madame Scrotal : la prof de français et de philosophie, que l’homme avec la blouse blanche et les lunettes rectangulaires était le prof de math et de science : monsieur Pythongore, et que la femme debout qui allait parler au micro était le proviseur adjoint : Madame Leros. Elle prit la parole : -A tous nos nouveaux arrivants, déclara-t-elle, un livret de règles vous sera distribué à votre premier cours et je vous demande de respecter toutes nos règles. La répartition des élèves est déjà faite, toutes les listes se trouvent sur le tableau d’affichage du deuxième étage. Les dortoirs pour garçon sont au deuxième étages aussi et ceux des filles au troisième. Ils est interdit qu’un élève se retrouve dans le dortoir qui ne lui est pas approprié, toute infraction au règlement sera prise en compte dans la moyenne générale et suivra une punition. La classe de seconde une commencera demain matin par sport avec Monsieur Devil, la classe de seconde deux débutera avec mathématique avec le professeur Pythongore, et la classe de seconde trois aura français avec Madame Scrotal. Je vous souhaite bon appétit et vous demande de rejoindre votre dortoir où vos affaires vous attendent. Bon appétit et à demain, merci.
Des élèves commencèrent à se lever et tout le monde en fit de même. Après quelques applaudissements, tout le monde se rua vers le buffet. Constatant que celui-ci n’était composé uniquement que de légumes crus, la foule se calma rapidement et certains élèves rejoignirent même leur dortoir sans diner.
-C’est quoi ces horreur, dit Al’, on ne va pas devoir bouffer ça toute l’année quand même ?
-Je crois que si, répondit Danny lui aussi horrifié, on n’a pas le choix.
Alistair prit un peu de radis et Dan des carottes, ils se dépêchèrent de les manger et gagnèrent le premier étage.
Ils découvrirent ensemble et avec joie qu’ils étaient dans la même classe : la troisième une. Ils rejoignirent leur chambre qu’ils devaient partager avec deux autres garçons grands et baraqués qui avaient l’air de véritables racailles. Même si Danny et Alistair ne dormirent pas sur leurs deux oreilles de peur d’être agressés pendant leur sommeil, ils s’endormirent assez vite et furent réveillés le lendemain par un son de trompette. Sachant qu’ils allaient avoir sport, les deux garçons ce dépêchèrent de faire leur toilette et s’habillèrent de survêtements. Ils commencèrent donc par sport. Le concierge, monsieur Devil, qui faisait aussi office de professeur d’éducation civique, ne prenait pas son travail à la légère :
-Alors, dit-il, tous en rang et faites dix tours de terrain.
-Il est malade, s’exclama Al’ déjà haletant quand il vit que le terrain était aussi grand que trois stades de football, on ne va pas faire dix tours de ça ?
-Je crois bien qu’on est obligé, dit Dan, regarde le bâton que le vieux Devil tient, je pense que c’est au cas où un élève montrerai un signe de mécontentement.
Ils débutèrent donc leur dix tours. Suants, haletants, les deux amis décidèrent d’économiser le reste de souffle qu’il leur restait et se turent jusqu’au repas qui se déroulait après les quatre heures de sports. S’assirent donc à une table et furent rejoins par deux autres garçons, l’un s’appelait Dylan Fiers et l’autre Mark Dognikan. Quand leur assiettes furent remplis de betteraves et de choux blanc, Al’ éclata : c’en était trop.
-Non mais ils nous prennent pour des lapins ou quoi ?s’exclama-t-il un peu trop fort.
Il se trouve que son commentaire n’aurai pas était trop grave si les autres élèves ne s’étaient pas révoltés aussitôt. Il y eu alors des cris de révolte et un déluge de bouffe qui s’abattis sur la cantine. Les professeurs et Devil qui se trouvaient dans une salle juste à côté de la cantine ne tardèrent pas à se rendre sur le lieu de la rébellion.
-Que se passe-t-il ici ? rugit la directrice adjointe.
-On en a marre de votre bouffe, cria un garçon de la salle.
-Assez ! hurla alors Mme Leros et tout le vacarme cessa, Qui est le responsable de tout ceci ?
Les élèves qui portaient Alistair à bout de bras le désignaient comme unique chef de la révolution fut jeté à terre et pointait du doigt. Le reste ne fut pas glorieux pour les rebelles : ils durent nettoyer toute la salle et Al’ raconta par la suite qu’il eut la peur de sa vie quand la directrice adjointe lui demanda d’aller dans son bureau. C’était une femme aux cheveux grisonnants, impeccablement coiffé d’une carré qui lui donné un air très stricte. Ses yeux noirs de geais l’a rendaient encore plus sévère et intimidante. Elle s’était assise derrière une montagne de dossiers et les poussa avant de s’écrier :
-Dès votre premier jour Fletcher ! Comment avez-vous pu ?
-Mais madame, essaya-t-il de dire.
-Il n’y a pas de Madame qui tienne, quand vos parents m’ont confié votre réintégration, je leur ai juré que je ferai mon possible. Seulement que faire avec un adolescent dans votre genre qui pousse à la rébellion tous les autres élèves.
-Mais non madame je…
-Je ne vous ai pas autorisé a parlé Fletcher, dit elle sur un ton calme mais déconcertant. Vous serais de corvées jusqu'à la fin des vacances de la toussaint, vous irez voir Monsieur Devil pour savoir votre punition exacte.
-D’accord, dit-il doucement.
-D’accord qui ?
-D’accord Madame Leros.
-Au revoir Monsieur Fletcher.
Alistair se rendit directement au bureau de Monsieur Devil, ou plutôt son placard. Ce bureau était couvert de poussière et était meublé de diverse chose : un fauteuil en forme de gant, une vieille table de pique-nique devant et des papiers qui volés un peu partout, sans oublié une collection de ce qui ressemblaient a des grands vases. Al’ s’approcha de cette collection puis sursauta quand une voix s’écria :
- Ne-touche pas à mes crachoirs ! C’était Devil et il avait l’air en colère.
-Non je regardé simplement, excusez-moi, dit Al’ d’une petite voix.
-Je sais que tout le monde m’envie mes crachoirs, rugit alors le vieux gardien.
-Excusez-moi, tout le monde vous envie vos quoi ? demanda Alistair croyant avoir mal entendu.
-Mes crachoirs, idiot !
En sortant de cette lugubre pièce, Al’ savait qu’il allait devoir endurer de lourdes heures à nettoyer tous les crachoirs du concierge.
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