| Voila mon prologue (pas en entier, j'ai pas eu le temps de le taper entièrement, mais je voudrais votre avis sur ce début):
Prologue
Sur la colline dominant la ville frontalière d'Archmen, un homme regardait la citée en flammes. Il était grand, puissamment musclé, vêtu d'une cotte de mailles et de jambières de cuir ainsi qu'une cape verte. Un long sabre était fixé dans son dos. Son visage, éclairé à la lueur de la pleine lune et de la lumière dégagée par la ville en flammes, était charmant malgré la cicatrice qui traversait sa joue droite. Il regardait avec insistance et déception la ville frontalière. Le puissant royaume Alratien avait lancé une attaque de grande envergure sur son petit royaume voisin qu'est Torga et Archmen était la 1ère ligne de défense du pays. Des milliers d'hommes en armes avaient déferlés sur la ville endormie, massacrant et pillant tout sur leur passage. Des torches furent lancés sur les toits de paille et de chaume. La petite garde locale n'avait pas pu retenir l'ennemi bien longtemps et les survivants s'étaient rassemblés après avoir aidé les civils à fuir. Le Conseil de la ville décida que le capitaine Uriel Ultam resterait ici avec la garde et les volontaires afin de contenir l'armée alratienne suffisamment longtemps pour permettre aux habitants de fuir vers la capitale. Si la situation n'était pas aussi critique, Uriel en aurait presque rit: comment tenir une colline contre des milliers de soldats rompus à l'art de guerroyer quand on ne possédait soi-même que cinq cents hommes sans expérience de combat? La plupart d'entre eux n'étaient même pas des gardes, mais des paysans et villageois qui refusaient de quitter leur foyer. Il s'étaient équipés avec tout ce qui leur était tombé entre les mains: des fourches, des haches, des faux, des couteaux de cuisines... Seuls quelques uns avaient des épées de familles qu'ils affutaient précipitamment tant les lames s'étaient émoussés par des siècles inactivité. En pensant à cela, le capitaine entendit un bruissement de feuilles derrière son dos. Il murmura en se retournant:
« Tu aurais déjà du être loin à l'heure qu'il est, Esindra. »
Une femme sortit des sous-bois: elle était petite et mince, sa longue chevelure noire et ses yeux verts formaient un contraste hypnotisant avec les doux traits de son visage malgré les larmes qui coulaient de ses yeux. Elle tenait un bébé endormi dans ses bras. Elle parla d'une voix qui en disait long sur sa tristesse:
« Pourquoi as tu accepté la décision du Conseil? Tu sais très bien qu'il est impossible de tenir cette colline!
--Premièrement, je suis aux ordres du Conseil en tant que capitaine de la garde. Deuxièmement parce que je ne peut pas abandonner mes hommes ici et...
--Tu ne peut pas abandonner tes hommes, le coupa-t-elle d'une voix ferme, mais tu peut abandonner ta femme et ta fille de 4 mois sans soucis? »
Un voile de tristesse se posa sur le visage du mari, sa joie devenant un chagrin sans limite. Il reprit la parole d'une voix morne et grave:
« Rien de plus au monde, je ne souhaiterai pouvoir partir avec vous, mais je ne peut pas Le Conseil veut que je tienne cette colline.
--Rien de te force à la tenir...
--Au contraire, tout m'y force, laisse moi t'expliquer. Comme je l'ai déjà dit, je suis aux ordres du Conseil. Si je n'obéis pas, je serais déclaré traitre, ma famille aussi. Et tu sais très bien la sentence pour les traitres...Ils sont exécutés à vue. Tu comprend à présent? Je n'ai pas le choix si je veut que toi et notre fille surviviez. Tu as raison, je ne tiendrait pas cette colline et les alratiens lanceront leurs cavaliers aux trousses des réfugiés pour qu'ils ne préviennent pas le Roi qui préviendrait nos alliés. Fuis plutôt vers le royaume de Danord, et demande asile au seigneur Ulrich Graïn. Tu te souviens de lui?
--Oui, il est difficile d'oublier un géant de deux mètres et plus de muscles que trois fois les tiens. »
Le capitaine lâcha un petit rire et sa voix reprit sa fermeté habituelle:
« En effet, surtout avec le repas de géant qu'il nous avait servi le jour où nous avons diné chez lui. Mais sérieusement, tu devrais partir maintenant. Prends mon cheval et pars. Ici, se sera l'enfer dans peu de temps.
--Mais si tu survis, je t'en supplie, rejoint moi chez Ulrich. Jure le moi!
--Soit. Sur mon honneur et celui de mes ancêtres, je jure que je te rejoindrai chez Ulrich si je passe la nuit. Maintenant file. »
Il embrassa sa femme et sa fille, les regardant une dernière fois pour graver leurs visages dans sa mémoire. Puis il aida Esindra à monter sur Crédor, son destrier. Il les regarda s'enfoncer dans la forêt jusqu'à qu'il ne les vit plus. Il se dirigea alors vers le campement de fortune que ses hommes avaient dressés en bas de la colline. Certains affutaient leurs armes, d'autres regardaient la ville en flammes avec mélancolie, d'autres encore profitaient du répit pour manger et boire. Mais malgré leurs différentes activités, Uriel savait qu'ils pensaient tous à la bataille qui leur accorderait le repos éternel. Personne de parlait, personne ne fessait des blagues pour se remonter le moral. Un silence de mort régnait. Lorsque les soldats le virent, ils se levèrent tous en le regardant. Il sut alors qu'ils attendaient un discours pour les motiver. Mais le capitaine n'avait jamais déclaré de discours visant à pousser des hommes à en tuer d'autres. Il prit néanmoins une grande inspiration avant de débuter:
« Soldats! Hommes d'Archmen! Cette nuit, l'empire Alratien nous a lâchement attaqué durant notre sommeil, je ne vous apprend rien. Le Conseil nous a demandé de tenir cette colline le plus longtemps. Ne vous imaginez pas que nous allons vaincre. Donc tout ceux qui ont une famille et qui souhaitent la rejoindre, qu'ils le fassent maintenant. Je ne veut que les guerriers qui se battront jusqu'à leur dernier souffle! »
Au début, seuls quelques hommes partaient, puis des groupes de cinq-six personnes. Au total, soixante-treize soldats choisirent de retrouver leur famille, moins que ce qu'Uriel craignait. Il s'adressa aux soldats restants:
« Dans peu de temps, les portes de la ville lâchera un flot de démons et de chiens. Ils seront innombrables et féroces, ils vous paraitront comme des diables sortis tout droit de l'enfer. Ils ne méritent aucune compassion car ils n'en montreront pas. Vous êtes les armes qui renverront ces démons dans leur royaume infernal. Vous êtes les armes du Juste, du Bien et de l'Honneur. Battez vous en tant que tels! Vous n'êtes qu'un et ce un s'appelle Archmen! »
Une grande clameur s'éleva de la foule, les soldats hurlant leur approbation et frappant leurs armes sur leurs boucliers. Heureux d'avoir pu remonter le moral de sa petite troupe avant de l'envoyer à l'abattoir, le capitaine se retira vers la tente dressée plus loin par ses hommes. En passant le rideau de toile, Jerbac, l'un des sergents, le complimenta pour son discours:
« Merci, mais je n'ai aucun mérite, répondit Uriel, j'ai entièrement copié ce discours sur les livres d'histoires. Mais nous ne sommes pas la pour discuter de mon discours. Parlons stratégie. Les alratiens vont probablement vouloir nous mater rapidement et le temps compte. Des suggestions?
--Eh bien tout dépend de la composition des troupes ennemies, rétorqua Basol, un caporal borgne. | |