Présentation du livre

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Max filait le suspect depuis deux heures, d’abord dans la rue « Bille », puis, dans la ruelle « Hic » et enfin, là où il se trouvait, dans l’avenue « Henri ».
Le suspect, un homme maigre, blond, connu sous le nom de Jiretto, surnommé « J » par ses connaissances, de forte carrure et habillé de blanc, de son panama à ses souliers, se rendait à un rencart donné par Kapok, le patron des G-B (Gangsters Bleus).
Ce dernier quitta l’avenue « Henri » pour s’engager dans une ruelle sans nom, sombre et étroite. Arrivé en son milieu, partiellement caché par une poubelle, il disparut soudainement.
Max, qui s’était arrêté au début de la ruelle, n’en crut pas ses yeux et, avec prudence, rejoignit l’endroit.
Il regarda de près les murs des bâtiments qui se touchaient presque, inspecta brièvement le sol mais ne trouva rien d’autre que d’anciens journaux et quelques boîtes vides.
Furieux de s’être laissé avoir comme ça, il quitta les ombres pour aller faire son rapport à son supérieur, Jimmy HILLS, le commissaire du secteur.
Pendant que Max inspectait l’endroit où Jiretto avait subitement disparu, ce dernier était tranquillement assis dans l’un des fauteuils de la salle de réunions. Trois personnes étaient également là, l’une étant Kapok, installé en bout de table. Les deux autres étaient un clochard (un indic des flics, du nom de Stan) et un tueur à gages, engagé le matin même. L’indic bafouillait des brides de mots à Kapol.
Celui-ci, amusé par la peur qu’il faisait
naître à cette vermine mais également énervé par les informations transmises, se dressa d’un coup de son grand fauteuil pivotant, à dossier droit, et stoppa le flot de paroles de la petite crapule en le foudroyant du regard.
Ses pupilles virèrent au rouge sang. Jiretto sut ce qui allait se passer ensuite et cela ne manqua pas.
Kapok sortit un magnum de son manteau à demi ouvert, l’arma et tira, simplement.
Le clochard se pissa dessus avant d’être pris entre les bras de la mort, effondré dans son fauteuil.
Le tueur à gages, Mr Smith, n’avait pas esquissé un mouvement face à cette violence brute.
Le boss, ayant fait sortir le cadavre de la pièce, dit à Smith :
Comme vous l’avez vu, je viens d’éliminer une de nos « mouches ». Celle-ci avait été récupérée par les poulets. Quand j’y pense, ce pauvre Stan n’était pas une balance mais entre des mains expertes… Bref, un souci de résolu.
Smith, avez-vous commencé « le petit travail » que je vous ai demandé ? 
Oui et pour vous le prouver, voici un acompte du contrat conclu entre nous.
Sur ces mots, il posa la mallette noire, qu’il gardait jusqu’ici, sur la table, l’ouvrit et la présenta à son nouvel employeur.
Ce dernier fut estomaqué, pendant quelques secondes, par ce qu’il voyait : une main coupée ayant un tatouage représentant un serpent et une tête chauve. Ce qu’il avait devant les yeux était la main droite et la tête de Davis John, le boss des G-J (Gangsters Jaunes).
Une fois revenu de sa
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Nicolas SORANZO