Présentation du livre

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- Est-ce que je peux te poser une question disons… un peu bizarre?
- Oui, enfin, si elle est trop tordue, je risque de ne pas te répondre.
- Alors je prends le risque! Voilà, puisque tu es une fille, je me suis dis que tu pourrais peut être me donner quelques conseils.
- Heu, oui, à quel sujet?
- Et bien, il y a une fille qui me plait beaucoup, mais je ne sais pas vraiment comment la séduire.
- Attends, là je t'arrête tout de suite, ce n'est pas que je ne veux pas t'aider, mais je n'ai jamais été très forte à ce jeux là.

A cet instant, il me lança un regard déçu, presque triste, qui voulait en dire long. Je pris donc sur moi de lui filer un coup de main. Mais qu'il soit bien clair, je ne ferais que le minimum. C'est-à-dire, lui donner des conseils, rien de plus. Après tout, j'y gagnais quoi moi dans l'histoire? Mise à part jeter l'homme qui me plaisait plus que tout dans les bras d'une autre, d'une inconnue qui ne ferait peut être même pas son bonheur. Non vraiment, je ne gagnais rien du tout, sauf peut être son amitié, et encore, je n'étais pas sur d'en vouloir. Moi, ce que j'aurais voulu, c'est lui. Son corps chaud contre le mien. Ses baisers brulant sur mes lèvres. La douceur de ses mains contre ma peau. Ce que j'aurais voulu c'étais…

- Alors tu veux bien m'aider?
- Heu, et bien oui. Oui d'accord je veux bien t'aider, mais je ne suis pas une experte en la matière! -Il m'avait sorti brusquement de mes rêveries, ce qui m'avait fortement troubler. Ma réponse en fut donc plus qu'hésitante. – Bon alors, sur quoi voudrais tu que je te conseil? Explique-moi tout!
- Voilà, enfaite, c'est un peu compliqué. Je la vois tout les jours, mais nous ne sommes pas vraiment proches. On discute de temps en temps, mais rien de plus. Je crois que je lui plais, mais je n'en suis pas sur, alors je voudrais l'inviter à boire un verre et plus si infinité. Enfin tu vois où je veux en venir. Je me dis que j'ai peut-être une chance avec elle, et que je ne dois pas attendre trop longtemps, si je ne veux pas la laisser partir avec un autre.
- Oui, sauf que je ne vois pas trop comment je pourrais t'être utile?! –Evidement que je voyais où il voulait en venir, puisque c'etais exactement ce que je m'appétais à faire, le laisser filer avec une autre.
- Si tu étais à sa place, comment voudrais-tu que cette soirée ce déroule? Dis-moi où est-ce que tu voudrais que je t'emmène par exemple?
- Heu, comment dire. Je ne pense pas être de bons conseils. Je suis assez simple, tout en étant beaucoup compliqué. Je ne suis pas sur que ce qui me plairait à moi, lui plaira forcement à elle!
- Tans pis. Dis moi comment toi tu vois la soirée et je ferais le tri!
- Bon très bien, si c'est ce que tu veux, mais je te préviens que je peux parfois être très étonnante comme fille, alors…

Je lui lançai un regard interrogateur, auquel il me répondit d'un adorable sourire. Je devais vraiment être sadique pour m'infliger de telle souffrance! On ne me l'avait jamais faites celle-là auparavant. Je nous imaginai, tout les deux dans une situation similaire, et lui raconta ce que mon cœur me dictait au fur et à mesure que les idées se bousculaient dans ma tête.

- Pour commencer, j'accepterais ta proposition d'aller boire un verre avec plaisir, mais à une seule condition: qu'on aille le boire chez toi. Je trouve les bars trop impersonnels. Ils sont fait pour soirées entres amis, ou pour les personnes qui ont peur de ne pas avoir assez de choses intéressantes à raconter pour combler les éventuels blanc. Mais je viendrais si tu as une bonne raison de m'inviter, comme m'emmener voir un film en plein air, par exemple. Une fois chez toi, je voudrais que tu évite le rentre dedans, je veux que tu sois charmant, sans en faire trop. Et bien sur, hors de question que tu tente quoique ce soit chez toi, tu devras attendre le moment propice pour cela, c'est-à-dire, lorsque tu verras que je brule d'impatience de t'embrasser. Prenons l'exemple dans lequel tu m'emmène voir un film au bord du lac d'Annecy, je pense au festival du cinéma d'animation. Tu me propose de manger une pizza sur place, et j'accepte, comme sa, pas de stresse et surtout pas de risque de raté au niveau de la cuisine. Bien évidement, on prend ta voiture, tu ne roule pas trop vite, pas besoin de jouer au pilote pour m'impressionner. Un homme qui respecte les priorités et donc la vie des gens qui l'entoure sera beaucoup plus respectable. Une fois arriver, tu trouve une place de parking, sans trop ronchonner. Je sais bien que ce n'est pas évident de rester calme dans les bouchons, mais je t'assure que l'ambiance en sera bien plus appréciable. Ensuite, et bien on s'installe sur l'herbe, on discute… Comme tu t'en doute, il te faudra trouver un juste milieu entre ton temps de parole et ton temps d'écoute. Parler c'est bien, mais écouter aussi! Sa va, je te soule pas trop jusque là?
- Non c'est parfait. Mais je voudrais que tu développe un peu ton histoire du temps de paroles stp.
- Et bien, y'a rien de plus simple. Il faut que tu me pose des questions sur moi, mais pas trop, sinon je vais croire que tu mène une enquête sur moi. Juste ce qu'il faut pour que je comprenne que tu t'intéresse à moi. Il faut aussi que tu me parle de toi, de ce que tu aime, mais pareil, pas trop, sinon je vais te prendre pour un nombriliste. Il faut qu'on parle de choses qui nous rapprochent. Par exemple, nous, se serais du boulot, mais comme il n'y a pas que sa dans la vie, on ne reste pas trois heures là-dessus. Enfin, on ne change pas de sujet toutes les trois minutes non plus, sinon je vais penser que parler te permet de mieux gérer ton stresse. Il faudra aussi que tu me fasses rire, c'est très bon pour l'ambiance, et puis tu sais ce que dit le dicton: femme qui rit, femme à moitié dans ton lit. Enfin, sa reste une image.
- Je vois où tu veux en venir. – Il me lança, une fois de plus, un adorable sourire.

J'étais totalement sous le charme, et commençais sérieusement à me demander si je ne devais pas plutôt lui raconter des conneries pour que sa foire entre eux. Mais je me repris très vite, si par malheur je m'aventurais dans cette direction, il me prendrait pour une vrai peau de vache et ne m'adresserais plus jamais un de ses sourires ravageur, que j'appréciais par-dessus tout! Un courant d'air frais m'envoya une vague de son parfum en plein visage, je pris une grande inspiration pour en humer le plus possible, tout en essayant de ne pas me laisser emporter par une vague de plaisir. Je me repris rapidement, pour ne pas éveiller ses soupçons.

- Si tu me plais, tu le seras rapidement, car je m'appuierais contre toi, ou je prétexterais un coup de frais pour que tu me réchauffe. Tu sais, les filles sont assez douer pour trouver ce genre excuses à la cons, pour ce rapprocher du garçon qui leur plais. Bref, une fois prés de toi, je te caresserais la main. J'aurais une geste tendre envers toi pour que tu comprennes que tu m'attire. A partir de là, tu as la carte blanche pour tenter quelque chose. Si tu préfère attendre encore un peu, ou si la situation ne se prête pas à un baiser, aie à ton tour un geste tendre à mon égard, sinon je vais croire que tu n'ose pas faire le premier pas, ou bien que je ne t'intéresse plus, ce qui risque d'être assez frustrant.

- Ne t'inquiète pas pour sa, tu me plais toujours. – Il se reprit rapidement- Enfin, elle me plaira toujours, je veux dire quoiqu'elle fasse.

J'avoue que son moment d'égarement me troubla plus que légèrement. J'eu du mal à reprendre la discutions.

- Bon, alors, où j'en étais moi! Ah oui, donc, j'aurais besoin que tu me rassure en ce qui concerne tes sentiments. Quand je dis sentiment, on se comprend, je ne parle pas d'amour, simplement d'attirance.

J'eu un moment de doute. Je venais de me confier à cœur ouvert, et ne savais plus quoi faire. Un simple petit quiproquo suffit à me faire douter. Je n'avais alors qu'une envie, refermer mon cœur et arrêter sur le champ le massacre, la douleur en devenais trop forte, limite insupportable. Je pris une grande inspiration et lui jeta, le plus gentiment possible:

- Le mieux est d'être toi-même, il n'y a que comme cela qu'elle pourra t'apprécier à ta juste valeur. Rappel toi d'une phrase: je veux être à tes yeux une princesse, sans pour autant être une reine.

Je me levai, troublé, presser de partir loin de lui. Je me rendais compte de l'erreur que je venais de commettre.

- Il faut que je parte à présent, il commence à se faire tard. On se voit la semaine prochaine?

Lui adressant un léger sourire, je lui tournai le dos, marchant le plus vite possible, je sentais les larmes me monter au visage, retenu uniquement par la haine, la colère qui m'envahissait. Comment avais-je été aussi stupide pour lui raconter tous cela? Quelle idiote je faisais!

- Attends, tu as oublié ton portable!

Il me rejoignit en courant, et me le tendit. J'hésitai un instant, puis le pris. Il en profita pour garder ma main au creux de la mienne.

- J'aurais voulu te demander quelque chose, mais tu es parti si vite.
- Oui, excuse-moi, mais je n'avais pas vu l'heure. Que veux-tu?
- Et bien, je voulais simplement que tu sache que j'apprécie énormément ta présence et je voudrais te proposer de venir boire un verre à la maison?

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Nicolas SORANZO