Présentation du livre

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Il était une fois un roi très vieux qui avait trois fils. Tout le monde s’accordait pour lui décerner le titre de roi le plus sage d’occident. Au jour ou le dernier de ses enfants vint à l’âge d’homme, il les réunit et leur dit : « Je vieilli et le moment de ma succession approche. » A ces mots l’aîné ne pût réfréner un léger sourire, le deuxième une grimace et le troisième un regard angoissé. « Or je ne souhaite pas suivre la loi du droit d’aînesse qui laisserait le trône au premier de mes fils puisque j’ai le choix entre vous trois. » Un sourire se figea, une grimace s’effaça une angoisse augmenta.
« Je veux choisir celui qui sera le plus à même de me succéder. Je ferai mon choix dans un an jour pour jour. Vous avez donc 365 jours pour me prouver que vous êtes mon digne successeur. Vous quitterez le royaume ce jour et me reviendrez avec ce qui me manque le plus.
- Que vous manque t il donc ? s’écria le premier. N’êtes vous pas le roi ?
- Sire mon père ! s’exclama le second. Dites votre besoin et je pars sur l’heure !
- Mon père, dit enfin le troisième, ne suis je pas trop jeune pour connaître les besoins d’un roi ? »
Le roi eu un long regard pour chacun de ses enfants. Et s’est au bout d’un silence lourd de réflexion qu’il leur répondit : « Lorsque vous serez roi vous même, vous constaterez que chaque jour un besoin nouveau se fait sentir dans votre état sans que bien souvent vous n’ayez pu répondre aux précédents. Mais ne comptez sur personne pour vous les expliciter ni même vous les exprimer. Et si vous ne les découvrez pas et n’y répondez pas à temps, ne comptez sur aucun courtisan ni plaignant pour prendre la considération de votre trop jeune ou trop vieil âge lorsque le temps de la colère sera à vos portes. »
Sur ces paroles il les congédia en leur disant : « Rappelez vous d’être ici à cette même date dans un an. Tout défaut sera punit quelque soit la raison de votre manquement car personne ne s’intéresse aux excuses d’un roi. Seuls les manquements sont retenus. »
Les trois frères se quittèrent sans un mot, soit top absorbé par la réflexion soit trop engoncé dans ses assurances.

Le premier à partir fut l’aîné qui rassembla un fort parti de fidèles. En trois jours il mis sur bât tout ce qui était nécessaire à une troupe et pris le chemin de l’est.

Le second fut plus long, pris le temps de la réflexion, consulta les sages et les intimes du souverain afin de mieux cerner ce qui pourrait être ce besoin tant désiré. Puis il disparu au bout d’un mois. Certains prétendirent l’avoir vu prendre la route de l’orient.

Le troisième durant tout ce temps ne sembla rien préparer. Il ne donna pas d’avantage le sentiment d’un quelconque réflexion. En fait le premier mot qui venait à l’esprit en le voyant était « stupéfaction ». A vrai dire, lorsque ses deux ainés furent partis, les membres de la cour l’avaient dors et déjà éliminé de la compétition dans les conversations qui allaient bon train.

Un an passa vite et au jour dit, les trois frères se présentèrent respectueusement à la cour. Le roi donna la parole au plus âgé, qui s’avança fièrement devant le trône afin que tous puissent l’entendre : « Mon père, Ô mon roi ! Commença t il. Voilà un an jour pour jour que je suis parti plein de l’espoir de vous plaire non pour mon avidité du pouvoir mais bien pour satisfaire à vos désires. » Il laissa un silence s’installer tout en faisant sa révérence pleine de respect.

La foule à ses paroles murmura « comme cela est habile ! Quel beau compliment ! Et il a fière allure, vraiment ! Et humble devant le trône avec cela ! ». Le cœurs des femmes battaient plus
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Nicolas SORANZO