Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

4 commentaire(s)            Partager







L’an 2010, Fès, les grues poussent comme des champignons et les édifices modernes aussi. D’un autre côté, les maisons de l’ancienne médina qui ont résisté à peu près 12 siècles sont sur le point de s’écrouler. C’est dans l’une de ces vieilles venelles que notre histoire se déroule.
Les deux maisons étaient vis-à-vis à proximité d’un souk. Les deux hommes travaillaient dur dans un atelier de tissage tandis que les femmes s’occupaient des petits. Chaque famille en avait cinq. Mais, malgré la dureté de la vie les familles voisines se battaient côte à côte contre la faim, le manque et la misère ; une fois, une chute de neige avait fait tant de dégâts dans la première demeure que ses occupants ont dû l’abandonner, c’est l’autre masure qui les a tous abrités. Ce qui prouvait encore la solidarité des voisins, c’est que lors d’une inondation, l’autre famille a fait de même en restant à peu près deux mois chez leurs voisins à l’abri du froid… Les deux familles ont assuré par d’autres occasions qu’elles étaient innocentes de toute pingrerie ou avarice.
Du côté de la nourriture, les deux familles vivaient de purée de fève sèche de pois chiche et de lentilles. Trois fois par jour, les mères
rassemblaient leurs mioches pour leur donner la pâtée ordinaire. Tous les jours de la semaine se passaient de la même façon à part le vendredi, en effet, après la grande prière, on confectionnait un plat de couscous avec une faible quantité de viande quasiment avariée flottante au milieu de quelques légumes. Les adultes prenaient place et vidaient la platée en un clin d’œil. Quant aux petits, arrivant tard, ils faisaient un pêle-mêle insupportable afin d’avoir quelque chose à mettre sous les dents.
C’est comme cela que les deux familles vivaient misérablement, en revanche, elles étaient tranquilles et heureuses, malheureusement, ce calme va être troublé…
Page précédente
Vous lisez : miséreux à vie
page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO