Hors de la nuit qui me couvre,
noire comme le charbon,
je remercie dieu, quoi qu’il puisse être
pour mon âme inaliénable.
Dans un concours de circonstances,
je n’ai ni vaincu, ni crié grâce.
Sous les coup de la chance,
ma tête est ensanglantée mais droite.
Au-delà de cet endroit de colère et de larmes
troublé par l’horreur de l’ombre.
Mais la menace du passage des années
me trouvera sans peur.
Peu importe l’étroitesse de la porte…
ou les punitions qui défilent.
Je suis le maître de mon destin.
Je suis le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley.
Attendre, voilà ce que l’on fait de notre vie : on attend. On attend de naître, de grandir pour pouvoir faire certaines choses, on attend d’avoir des résultats, de trouver l’amour, de se marier, d’avoir des enfants...
La plus grande part de la vie de l’homme se résume à attendre et il est vrai que même si l’on passe 25 ans de notre vie à dormir on en passe au moins autant à attendre de se réveiller et l’on attend aussi de pouvoir rentrer chez soi pour retrouver quelqu’un et de pouvoir s’endormir auprès de lui.
Et aujourd’hui encore j’attends, j’attends…, j’attends des nouvelles – désespérément – dans une folle inquiétude. Mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment car tout ce que je dirais ne serait que mensonge.
Auparavant j’attendais l’amour parmi tant d’autre chose mais l’amour, l’amour…, n’est-ce pas l’un des buts de notre vie d’être humain. Après tout, que serait le célèbre métro-boulot-dodo sans quelqu’un qui, par sa seul présence, vous met du baume au cœur, et, vous fait vous sentir vivant ou vivante (bien sûr cela peut s’appliquer dans les deux sens). Mais maintenant j’attends tous simplement avec cette inquiétude qui me coupe du reste du monde et me fait me rappeler mon histoire mais également l’histoire de quelqu’un qui m’est cher et qui malheureusement…
Moi je vivais une vie simple, la vie dont tu rêves d’échapper pour vivre tes rêves et vivre des choses insensées et inespérées. Durant toutes les vacances qui ont suivit mon obtention du baccalauréat j’avais, et je l’avoue sans aucune honte, rêvé et espéré pouvoir partir en Espagne ou en Amérique du sud dans le seul but d’y combler une envie d’évasion, mais aussi d’apprendre un peu plus la langue espagnol. C’était certainement aussi dans l’espoir de changer le cours de mon histoire, de prendre ma destinée en main. Quoi de mieux qu’une terre inconnue pour prendre un nouveau départ et se construire la vie dont on a toujours rêvé. Malgré moi ce rêve n’avait pas pu se réaliser (certainement un