Douce torpeur, prends moi dans tes bras
Douce torpeur ne t'éloigne pas
Avec toi, il y a peu d'effroi
Avec toi, je n'ai jamais froid
Je t'en prie, dis à Morphée de me garder
et au soleil de ne pas se lever
Laisses moi errer dans les songes
c'est toujours mieux que de faire la plonge
Dans la réalité, on se noie
On passe son temps aux abois
Elle n'est que dérision, et violation
Alors que tu n'es que cocon
Douce torpeur, gardes moi dans tes bras
Fais moi oublier le temps insolent
Fais moi voir ton flamboyant
Ainsi dans le rêve tu me guideras
Ne m'abandonnes pas, le monde est si sombre
Dans tes bras, je sais d'où viennent les ombres
Je suis bien mieux avec toi !
Regards complices, regards sans vice
Les autres auront beau dire ce qu’ils veulent
Notre lien n’est que délice
Affection mutuelle et estime sont notre lot
Tant pis si cela alimente les ragots
Qu’ils pensent bien ce qu’ils veulent
Dis je à nouveau, cela n’empêche pas la terre de tourner rond
Tans pis si les humains manquent de compassion et de raison
Tes cheveux blancs dérangent autant que notre tendresse
Il faut dire que les gens sont parfois d’une étroitesse
Envahis par leurs peurs et la méfiance envers ce qu’ils ne connaissent
Disons leur qu’il faut prendre la vie avec hardiesse
Un jour peut être ils comprendront
Que tu es né comme ça, tu n’es pas blond
Que je suis une fille et que tu es un garçon
Et que c’est quand même nous qui avons raison
La différence est déjà synonyme de méfiance
Alors n’attendons pas leur bienveillance
D’eux , il faut avoir pitié
Ils ne savent pas ce qu’est l’amitié.