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Chapitre premier

La nuit commençait à tomber sur le palais du Louvre et sur ses jardins, la lune brillait de mille éclats. Le musée était beau et lumineux, surtout la pyramide qui dominait la cour Napoléon avec ses lumières qui l'entouraient. Les vigiles du musée, habillés élégamment, accompagnés de portables, faisaient le tour des lieux, le regard attentif, sans rien laisser au hasard. Les hommes étaient très tendus, car la moindre erreur pouvait mettre en danger les 35 000 œuvres d'arts du musée exposées au public depuis 1848.
Il était maintenant 23h00, le silence envahissait le musée, seul le bruit de pas des vigiles se faisait entendre dans le Louvre.
Soudain, dans la salle de contrôle, les caméras de surveillance commencèrent a se couper une par une. Mr Lacombe, 52 ans, les cheveux gris et lisses, responsable de la sécurité du musée, ainsi que quelques hommes qui étaient présents dans la pièce, n'avaient pas mis deux minutes pour s'en apercevoir. L'inquiétude les envahit en un rien de temps, Sans perdre un instant, Mr Lacombe essayait de contacter plusieurs vigiles, mais certains ne répondirent pas aux nombreux appels qui leur avaient été envoyés. Mr Lacombe trouvait cela étrange et dit soudain d'une voix grave et pressante:
- je veux deux hommes avec moi, les autres vous restez ici et prévenez-moi au moindre changement.
- bien patron, dirent-ils.
Les trois hommes étaient déjà en route pour voir ce qu'il y avait d 'anormal dans ce musée si sacré. Plusieurs endroits étaient sombres et il fallait donc faire preuve d'une grande prudence. En peut de temps, tous les vigiles avaient rejoint dans une des salles principal, Mr Lacombe. Celui-ci les interrogeait avec inquiétude:
- alors! est-ce que quelqu'un a vu quelque chose de bizarre?
Les hommes se regardèrent pendant quelques secondes et ils répondirent:
- non monsieur! on n'a vu personne et on n'a entendu aucun bruit.
Mr Lacombe ne comprenait pas et son visage devenait encore plus tendu qu'auparavant, à croire que rien ne s'était passé, et pourtant plusieurs de ses hommes n'avaient pas répondu sur leur portable.
Puis il ajouta avec inquiétude:
- vous savez où se trouvent les autres? deux d'entre vous n'ont pas répondu à mes appels.
Le plus âgé des gardiens dit soudain:
- nous ne savons pas où sont Stéphane ni Mathieu.
Mr Lacombe reprit d'un ton sec:
- allons voir plus loin! c'est pas normal.
Au même moment, ils virent quelque chose, au pied de la Vénus de Milo qui était couché: un corps. Soudain l'un des vigiles courut vers la dépouille et se mit à crier:
- non! c'est pas possible! Stéphane est mort!
Mr Lacombe s'avançait, il n'avait encore jamais eu à faire à ce genre de situation. C'était la première fois qu'il avait un de ses employés, mort, devant ses yeux. Voyant la victime qui était encore chaude, il l'observa pendant quelques minutes sans toucher une seul fois le corps. Peu de temps après, il avait déjà quelques petites idées sur ce qui s'était peut-être passé. La victime avait été touchée d'une balle en plein cœur. Pour lui, cela ne faisais aucun doute, il avait été tué par un ou des professionnels. Ils n'avaient entendu aucune détonation, c'était sûr. Toutes les alarmes avaient été déconnectées ainsi que les caméras de surveillance . Mais autre chose angoissait le responsable de la sécurité, un de ses hommes restait introuvable:
- vous deux! continuez à chercher Mathieu! Les autres avec moi, on appelle la police, tout cela sent très mauvais.
Vingt minutes étaient passées, la police venait tout juste d'arriver sur les lieux du crime. Pendant que certains commençaient à prendre des photos de la victime ainsi que des alentours, pour trouver si il y avait des empreintes ou des indices, l'inspecteur chargé de l'enquête s'avançait vers Mr Lacombe qui était assez secoué tout de même. L'inspecteur se pencha vers l'homme et dit:
- je suis l'inspecteur Borris. Désolé pour vos hommes, mais je dois vous poser quelques questions sur ce qui s'est passé.
L'inspecteur Borris avait environ 35 ans, les cheveux très bruns et portait un costume avec une cravate bleue foncée, il ajouta avec regret:
- nous avons retrouvé votre deuxième employé dans les jardins. Il a été abattu d'une balle en pleine tête, qu'est ce que vous pouvez me dire qui pourrait nous aider ?
Mr Lacombe se redressa et prit la parole:
- pour moi, inspecteur, c'est un ou des professionnels. Nous n'avons rien entendu, tous nos systèmes d'alarmes ont été désactivés et nous ne savons toujours pas si quelque chose a été volé.
L'inspecteur prit immédiatement la parole:
- Les premières constatations nous font effectivement penser que ce sont des professionnels. Ils ont agi en groupe et avec du bon matériel, et mes hommes aident les vôtres pour voir ce qui a été volé; ajouta l'inspecteur.
Quelques heures plus tard, les deux corps avaient été emmenés pour être autopsiés. Rien ne semblait avoir été volé. Mr Lacombe ne comprenait pas mais d'un seul coup, on entendit un des plus jeunes vigiles qui courait avec une voix affolé et qui criait:
- monsieur! c'est un de nos diamants qui à été volé!
- lequel ? demanda Mr Lacombe
- le Régent !!!
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Vous lisez : Sandy Massart ( Le vol du Régent)
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