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Chapitre 3 : Le premier rêve


Mathias était devant son école, il faisait beau, mais il n’y avait personne. Il entendit une voix, mais ne vit personne.

- On ne vit qu’une seule fois, mais ton destin ne tiens plus qu’à une seule journée.
- Mais enfin, qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?
- On ne vit qu’une seule fois, mais c’est ici que tout va se juger.

Une rafale de vent surgit soudain, il se mit à pleuvoir. Mathias vit une ombre. Il ne bougea pas, il était bien trop intrigué pour s’enfuir et bien trop fatigué pour retourner d’où il venait. Il interrogea alors une nouvelle fois :

- Qui êtes-vous ?

C’est alors qu’une jeune femme perça l’ombre. Elle avait au moins une quinzaine d’années, peut-être plus encore, assez grande, la couleur de ses cheveux pouvait facilement se confondre avec celle des feuilles mortes d’un chêne, ses yeux verts d’une pureté sans pareille dégageait un regard innocent. Sa peau brillait sous la pluie qui tombait, une peau claire sans tâches, ni cicatrices. Elle portait une longue jupe marron et une chemise jaune. Pieds nus, elle tremblait.
Elle approcha Mathias qui ne bougeait pas. Il n’avait pas peur, mais était intrigué. L’adolescente le regardait timidement. Puis, elle répondit :

- Je suis Aviva…
De nombreux échos prononcèrent le nom de la jeune femme. Cette dernière termina sa phrase :

- … et je viens te prévenir.
- Je ne vous connais pas.
- C’est normal, Mathias.
- Comment connaissez-vous mon prénom puisque je ne vous ai jamais vu ? bégaya-t-il.
- Tu ne m’as pas encore rencontré, Mathias Molson, mais tu me rencontreras un jour ou l’autre. Parce que…

La jeune femme hésita, sa peau ne brillait plus, et son regard devint inquiétant.

- Que voulez-vous dire ?
- Parce que… je t’aime.

Une dizaine de seconde s’écoula avant que Mathias pris conscience de ce que venait de dire la jeune femme. Son cœur battait la chamade. Croyant avoir mal entendu, il reposa sa question avant d’entendre une nouvelle fois avec une tendresse peu commune :

- Parce que je t’aime…

Le jeune garçon ne pouvait pas le croire et ne comprenais pas. L’adolescente avait dit ces quatre mots d’une manière si soudaine qu’il ne put s’empêcher de dévoiler sa pudeur envers cette déclaration qu’il ne s’était encore jamais imaginé malgré son âge. La jeune femme laissa paraître une larme, puis sorti un objet rouge de sa poche.
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