Yozora
Chapitre 01 : Le commencement
Ciel nocturne ou plutôt Yozora. C'est ainsi que mes parents m'ont appelés. Je suis née la nuit en pleurant. Le temps passe, les années défilent. Dix-sept ans, enfin. Adolescence difficile. J’habite dans une maison, trop grande à mon goût.
Hinata est ma mère, elle s’occupe de la famille et de la maison, joyeuse la plupart du temps et Kure mon père, toujours absorbé par son travail. Kajin, c’est ma sœur. Trois années de plus que moi, toujours la tête dans les livres. Quant à moi, Yozora, attirée par la nuit et fuis le jour. J’ai un fort caractère. J’aime le bruit, écouter la musique au volume maximum dans ma chambre et le silence, pour me retrouver, et réfléchir le plus longtemps possible de tout et de rien dans le noir, dans ma chambre, volets toujours fermés. La nuit est proche de moi. Je ne m’expose jamais au soleil. J’ai une peau blanche, les yeux et les cheveux marron. Comme tous les adolescents, je vais au lycée. Les études ne sont pas ma tasse de thé. Je suis souvent perdue dans mes pensées en classe. Je déteste les élèves qui sont dans mon lycée.
Aujourd’hui, je n’écoutais pas ce que le professeur disait. Je tenais un sourire au coin des lèvres et j’éclatais de rire. Moment d’égarement. Le professeur se sentait agressé. Je ne m’en suis pas rendue compte. Tout le monde me regardait. Le professeur s’approchait de ma table. Il m’appelait par mon prénom mais je n’entendais rien. Il frappa la table avec sa main, je fis un bond et mon rêve était interrompu. Je le regardais d’un air surpris. Il me regardait d’un regard menaçant. Je fis de même. Il s’exclamait :
- Je vous dérange, mademoiselle ?
Je ne me laissais pas faire et je lui répondis d’un ton sec :
- Oui.
- Comment ? Osez-vous me répondre ?, enchaina-t-il.
- Vous me posez une question, je me dois de vous répondre monsieur.
- Que dites-vous, mademoiselle ?, il était rouge de colère et je continuais à lui répondre en l’affolant.
Je levais les yeux au ciel et pris mes affaires.
- Que faites-vous ? Vous voulez vraiment partir ? Bien, je vais exaucer votre vœu. Suivez-moi dans le bureau du directeur, mademoiselle.
Je le suivais. Je haïssais cette école de toute façon. Arrivée au bureau du directeur, mon professeur ne se privait pas de parler de mon comportement en classe. Le directeur appela mes parents pour avoir une discussion avec eux. J’entendais un soupir provenant de ma mère lorsque le directeur était au téléphone. Il m’invitait à m’asseoir jusqu’à ce que mes parents viennent. C’était un long face à face silencieux avec le directeur et moi. Je ne l’avais pas lâché du regard pendant les quinze minutes qui suivirent en attendant l’arrivée de mes parents. La porte s’ouvrait. Mes parents étaient là. Le directeur me dit de sortir pour avoir une discussion entre adultes. J’avais attendue une heure dans le couloir. Ils sortirent enfin. Le directeur me fit un signe de tête tout en ayant un sourire au coin des lèvres. Je ne savais pas de quoi ils avaient parlées pendant une heure entière. Mes parents ne parlèrent pas du chemin et arrivés à la maison, ils me fixèrent et j’acquiesçai :
- De quoi avez-vous parlez avec le directeur ?
- …
- J’ai l’impression d’être invisible et de parler au mur.
- …
- Je monte dans ma chambre.
Je fronçais des sourcils et ne comprenais pas ce qu’il se passait. Ma mère m’arrêtais et me pris par le bras. Elle s’exclamait :
- Nous avons pris une décision ton père et moi.
- Laquelle ?, je pensais qu’ils allaient me remettre en place et de faire attention à mon comportement, mais c’étais tout le contraire de cela. Je ne m’attendais pas à une telle décision.
- Et bien, tu vas changer d’école. Tu iras en internat. Nous t’avons inscrit avec l’accord du directeur dans un lycée où tu seras mieux. Il s’agit du lycée Sakki, celui qui se trouve près du grand bois.
- Oh ? Dans un internat ?
- Oui…Nous pensons que se sera mieux pour toi et pour toute la fam...
- Pardon ? Vous voulez tellement vous débarrassez de moi ! Et bien tant mieux ! Je ne vous supportais plus. Loin de vous et de cette maison !
- Hm, et bien oui. Tu nous verras pendant les vacances. C’est une école très réputé. Tu te feras des amis là bas.
Je montais dans ma chambre d’un trait et je claquais la porte. Je m’asseyais dans un coin les mains près de mon visage et des larmes commencèrent à couler le long de mes joues. Je m’endormais en pensant à tout çà.