Fin de journée, Chloé est à son bureau ; elle regarde autour d’elle, jette un œil à la fenêtre ; il n’y a plus personne dans la pièce ; la plupart de ses collègues sont parties.
Adossée à sa chaise, elle s’écrie :
- Ca y est ! Ouf, j’ai fini.
Je viens de boucler mon article sur l’exposition de Toutankhamon.
Son patron, Michel, s’approche de son bureau, les mains dans les pôches, prêt à rentrer chez lui.
- Je crois que oui ! dit-elle pensive.
Oh oui ! Elle était fière de son travail aujourd’hui, l’exposition l’avait fascinée et elle n’avait pas eu de mal à faire un résumé de ce qu’elle avait vu et ressenti. Elle voulait donner à ses lecteurs l’envie d’aller voir cette exposition magnifique.
Elle ferma la lampe de son bureau, prit son manteau et se décida à rentrer à la maison.
Elle habitait dans un appartement situé aux abords du centre ville ; il était vrai que cette partie de la ville était simple mais elle aimait ce lieu, proche de tout et surtout de son travail.
Elle s’arrêta sur le seuil et soupira longuement, repue de cette journée.
Elle repensa au travail fourni toutes ces années pour en arriver là.
Persévérance, travail, rigueur ! des mots maîtres qu’elle se répétait presque chaque jour.
Elle avait le tempérament de faire tout ce qu’il fallait réussir même parfois au détriment de ses envies ; une vie bien rangée, presque chronométrée.
Travail, maison, loisirs ; tout était bien ordonné presque trop à son
goût.
Elle avait réussi dans ses études ; ses parents étaient fiers mais ils ne sont plus là pour le lui témoigner, morts dans un tragique accident de voiture quelques années auparavant.
Elle avait beaucoup souffert de leur disparition mais elle avait dû avancer et survivre dans ce monde qui ne lui ferait pas de cadeaux.
Juste après son diplôme, elle avait décroché ce boulot de chroniqueuse assistante dans la rubrique culture.
Elle aimait ce qu’elle faisait, ne le subissait pas.
Elle se persuadait par moments que rien ne devait dérégler cette ordre des choses.
A certains moments, elle aimait à penser que tout pouvait être différent, une autre vie, de belles rencontres, des tas d’aventures, rien qui ne l’oblige à la routine, une vie pleine de fêtes.
Taratata !!! Il fallait qu’elle se ressaisisse, remettre les pieds sur terre.
Elle posa les clefs dans la corbeille posée sur une étagère dans le couloir. Elle aimait retrouver l’atmosphère qui s’y dégageait ; elle avait fait elle-même la décoration et certaines de ses amies l’avaient félicité pour son bon goût.
Elle enleva son manteau, le jeta sur son fauteuil et se laissa tomber dans l’autre.
Après s’être douchée, elle se préparer une léger dîner en regardant le journal local à la télévision.
Le présentateur parlait de l’arrivée en ville du spectacle sur le roi d’angleterre VIII. Elle zappa la chaîne. Ce genre d’événement ne l’intéressait que très peu.
Pourtant, elle aimait l’histoire,