6 juin 1881
Tu es née à Grigny,
Près du lavoir, tu as grandi,
Que de temps passé depuis.
Tu reviens toujours dans mes rêves
Tu racontes à mon oreille ta vie.
Petite fille sage déjà
Tu allais glaner les pommes de terre oubliées dans les champs
Pour vous la vie était dure.
Pourtant , vous n’étiez que des enfants.
Ta mère Zélie, brave femme courageuse
Menait la maison remplaçait le père souvent absent.
Zélie repose maintenant, calme, pour l’éternité
Dans ce tombeau au pied de la vieille église,
Son nom est presque effacé par le temps.
Il me reste le souvenir de ses bras puissants
Qui me serrait alors moi petite enfant.
Quand je venais la voir dans cette maison.
Je ne reconnais plus les lieux, les temps ont changé
Mais je ferme les yeux et je revois cette cour
Où résonnent encore les rires des enfants.
Mes pensées vagabondent,
Charlotte , Zélie, tante Titine, dont je ne me souviens plus du prénom.
Leurs souvenirs me restent bien présent,
Et je suis revenue à Grigny pour ne pas les oublier.
La Renarde
Au secours, je me noie !
Dans les méandres de la vie
Je sens que je me noie
Le tourbillon m’emporte et je crie.
Pourquoi moi, encore une fois?
Il pleut dans mon coeur
Mon regard se voile
Seule, toujours quel malheur.
Comme une araignée dans sa toile
Je tisse la trame de mon amour
Qui s’effiloche et reste sourd.
Les mots ne franchiront pas mes lèvres
Tu ne sauras pas que
mon coeur est lourd
Et que ma vie se consume de fièvre.
La renarde
Un petit coin
J’ai envie d’un petit coin de paradis
Une île, où bien un coin pour me reposer.
Me ressourcer.
Comme l’oiseau blessé
Je cherche un nid pour me lover.
Comme la biche affolée
J’ai envie de me cacher
Besoin de réfléchir, d’y penser.
Les hommes ne sont pas capables d’aimer
Pourquoi , tant de haine, de désir refoulé
Pour assouvir leurs plaisirs
Faut-il dégrader, salir.
Ils font la guerre, détruisent
Ravagent et se croient des héros.
Je m’en retourne dans ma bulle.
Besoin de réfléchir.
La Renarde
Complaintes pour les grands singes
A bien vous observer, les savants ont enfin découvert ce qu’était la vie
en communauté. La solidarité.
Dans vos forêts, l’homme est venu rompre ce système écologique.
Il a commencé à vous chasser, pour prendre plus de place.
Puis il vous a capturé, pour vous mettre en cage.
Puis il vous a tué pour votre fourrure et vos dépouilles comme
Trophées.
Vou s , animaux pacifiques, vous remontez plus loin, toujours plus loin
dans la forêt cherchant à subsister vous et les vôtres.
Prenant sous votre protection vos femelles et leurs petits
Vous allez toujours plus loin.
Fuyant les hommes et leur civilisation dite « moderne ».
Plus sauvage, moins humain que vous l’homme détruit la planète
chaque jour davantage.
Fuyez, mes voeux vous accompagnent.
Je n’oublie pas les regards