Présentation du livre

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L'immense demeure apparut au tournent d'un virage, ce beau matin ensoleillé du dimanche 17 Octobre.
- Ce n'est pas possible, dites-moi que je rêve, s'exclama Sylvie.
- Eh bien non chérie, tu ne rêves pas, répondit son mari Marc, cette maison nous appartient vraiment !
La tête que faisaient le couple ainsi que leurs deux jumeaux, Justin et Mélanie était hilarante. Les grilles du jardin de l'immense demeure étaient ouvertes. La voiture traversa lentement l'allée bordée d'arbres , comme si ses passagers voulaient savourer ce moment qui paraissait impossible.
Elle se gara dans un léger crissement de pneu, presque imperceptible. Mais le jardinier, lui, l'avait entendu, et sorti discrètement de sa petite cabane, accompagné par sa canne.
Il ouvrit une à une les portes de l'auto. Tous les passagers sortirent ébahis, la bouche ouverte. Devant de telles figures, le vieux jardinier ne put s'empêcher de rire joyeusement.
Ce rire tira la famille entière de ses pensées. Ces drôles de mines se tournèrent vers le vieillard.
- C'est bien vous qui entretenez cette maison ? demanda Marc
- Effectivement, c'est bien moi, répondit le jardinier
- Pouvez-vous nous faire visiter, j'ai peur de nous y perdre.
Le vieux
rit une deuxième fois dans la même journée. C'est rare, pensa-t-il
- Attendez-moi ici, je vais chercher les clefs.
La famille parisienne continua alors à s'émerveiller devant leur nouvelle habitation.
Elle était rectangulaire, avec quatre tours - une à chaque angle - et entièrement blanche. Il y avait quatre terrasses à l'extérieur, à quelques mètres d'eux, blanches également ainsi que leurs chaises, leurs tables et tout ce qui s'y trouvait dessus. Ainsi que les colonnes romaines postées aux quatre angles de chacune des terrasses.
Ces colonnes étaient placées entre les terrasses du rez-de-chaussé et celles du premier étage. Sur ces dernières se trouvaient aussi d'autres colonnes qui soutenaient, elles, le second étage. Il avait en effet une plus grande longueur que les autres étages.
Pour aller sur les terrasses depuis l'intérieur, il fallait passer par des portes-fenêtres, qui étaient au nombre de quatre à chaque étage. Le bruit des clefs attira l'attention des nouveaux propriétaires et de leurs enfants, qui suivirent le jardinier vers l'entrée de la maison.
Pour accéder à la demeure, il fallait gravir un petit escalier de trois marches pour se retrouver face à la porte, protégé par un toit soutenu avec quatre piliers semblables à ceux présents sur les terrasses. Cette porte était d'un bois très sombre.
Elle était imposante à cause de sa hauteur et de sa largeur. Elle repoussait,
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Nicolas SORANZO