Agonie
Une partie de moi a disparue.
Je marche dans la rue,
Cherchant à combler le vide en moi.
Je vogue à la dérive,
Cherchant un nouveau toit.
Essayant de trouver une nouvelle rive,
Où s’accrocher, où s’agripper.
Un simple rocher,
Ou une grange abandonnée.
Un endroit chaud où dormir.
Un endroit pour mourir.
Le froid m’entoure et m’enveloppe.
De ma bouche s’échappe
Une bouffée de buée.
Je sais qu’il ne sert d’espérer :
Le flux de mon énergie s’écoule,
Mon sang à chaque pas s’égoutte.
Mais je ne sens plus la douleur,
Seulement un pincement au cœur,
De ne plus jamais rire,
De ne plus être capable de courir.
Ce soir je vais simplement mourir.