Et il n’avait pas besoin de me rappeler que nous étions en guerre. Même si j’avais vécu pendant deux cents ans dans un monde d’humains, j’avais encore du mal à comprendre leurs motivations. Comme le faite de partir en guerre contre… d’autres humains ! Ce conflit ne me concernait pas vraiment. Sauf qu’étant mage, il était mon devoir de protéger les humains. Créer des boucliers, soigner les blessés, tous ça, c'était notre travaille. Et localiser les mages adverses en les détruisant au passage si possible. Il y avait une cinquantaine de mage dans le camp. Et tous travaillait en binôme ayant la charge d'une dizaine de soldats. Cela ne faisait que très peu de gens protéger dans la grande armée, mais nous ne pouvions pas faire mieux.
Un cri rauque déchira le silence de la plaine. Avertit par un sixième sens, une nuée de corbeau arrivait. Le massacre allait être horrible. En réponse aux cris des volatils, les hommes se mirent en marche d'un pas lourd. Je suivis Jahir et mon groupe de soldat dans la mêlé en rassemblant mes forces. Je ne devais pas faiblir.
Ce qui ressemblait à un chaos total s'ordonna et bientôt, une ligne de cinq cents humains en armure de métal s'étendait dans la plaine en attendant l'ennemi. Les oiseaux noirs décrivaient des cercles au dessus de nos têtes en poussant des croassements enthousiastes. Mes mains tremblaient mais je ne pouvais pas faire demi-tour. Je tentais de me rassuré en me disant que ma magie était puissante et qu'au besoin, je pouvais tirer ma lame pour me défendre. Rien à faire, je mourais de peur. Et soudain, la ligne ennemi apparu.
Mon cœur rata un battement. Ils étaient trop. Beaucoup trop. Jamais nous ne pourrons les vaincre. Je me mis à penser que j'allais mourir. Ici, entouré par une race qui me méprisait. Non, je ne devais pas. Pas après tous ce que j'avais traversé. Il fallait que je leur montre que les elfes étaient forts.
Les deux commandant donnèrent le signale de l'assaut en même temps. Les deux armés se ruèrent l'une vers l'autre en hurlant encouragé par les cris des volatils. Je tentais de suivre mon groupe dans cette mêlé confuse. Nous avons vite repéré un petit détachement. Aussitôt, mes soldats se précipitèrent sur eux. Je m'apprêtais à créer un bouclier de protection en me demandant pourquoi Jahir ne l'avait pas déjà fait. Le jeune homme leva soudain le bras et sans se concerter, notre groupe fit demi-tour. Éberluer, je les vis rejoindre les autres. Jahir m'assena un violent coup sur l'épaule avant de suivre les guerriers. Je fus projeté au sol. Le temps que je me relève, le groupe ennemi était là. Il était une dizaine.
Aucun mage ne semblait les accompagner, mais ils n'en auraient pas besoin pour me battre. Sans prendre le temps de réfléchir, j'invoquai une corde invisible tendu à hauteur de cheville entre les soldats et moi. Cela ne les tuerait pas, mais les ralentirait. Sans m'attarder plus longtemps, je pris mes jambes à mon coup. Un grand bruit de métal m'indiqua qu'ils étaient tombés les un sur les autres.
Parfait