signe du destin qui ne voulait pas être changé car il avait prévu quelque chose de bien pour moi). En effet il aurait peut être fallu que je m’y prenne plus tôt ou différemment. Je suis donc rentrée, comme une grande majorité de bacheliers, à l’université le premier septembre 2008. Et oui, de nos jours sans nos beaux vieux diplômes on est plus rien. Les personnes ne sont plus évaluées en fonction de leurs capacités mais en fonction du diplôme. Pour résumé sans diplôme c’est bonjour le chômage et au revoir la vie de rêve comme dans les films sous les cocotiers. Dès les premiers jours, j’ai vite appris grâce aux discours des professeurs qu’à l’université il fallait se prendre en main pour se perfectionner indépendamment des cours donnés par les professeurs. On nous avait proposé plusieurs moyens de le faire: en se documentant dans les bibliothèques, en faisant des voyages pendant les vacances en Espagne et si l’on avait vraiment les moyens en Amérique du Sud, il était également possible de s’inscrire au groupe TANDEM. Mon choix s’est porté sur le groupe TANDEM, (ou plus précisément appelé « tandem pour ne plus pédaler seul en langue »), c‘est tellement plus vivant de parlé en face à face avec quelqu‘un au lieu d‘ouvrir et de se plonger dans des bouquins aussi intéressant soit il et dont le vocabulaire ne nous servira que très rarement.
Surtout, un conseil, ne fermez pas le livre maintenant en vous disant que cette histoire est plan-plan car même si c’était le cas mon histoire commence maintenant et pour tout vous dire je ne sais pas quand et comment elle va finir, mais libre à vous d’arrêter si cela vous chante. Voici mon histoire et j’en suis fière, je veux la partager avec vous pour qu’elle vive le plus longtemps possible. Et si ce livre a du succès il est possible que mon histoire soit transmise de génération en génération… comme preuve que tout peut arriver, le meilleur comme le pire…une leçon de vie qu’il est bon de connaître le plus tôt possible.
Chapitre 1 (première année de fac)
Le groupe d’échange TANDEM proposait donc aux étudiants parlant français de les mettre en relation avec des étudiants d’origines différentes suivant les langues dans lesquelles ils voulaient progresser. Je me suis donc inscrite pour faire la connaissance d’un ou d’une étudiante dont la langue maternelle serait l’espagnol. Le destin a choisit pour moi…J’ai ainsi fait la connaissance de Juan, et croyez moi quand j’ai vu Juan, j’aurais progressé dans n’importe quelle langue, du moment que cela me permettait de passer rien qu’une heure avec lui, et de plonger mon regard dans le sien pour y voir l‘immensité de son âme. Grâce au contact e-mail que j’avais établit avec lui j’ai vite appris qu’il était originaire d’Espagne et plus précisément de Madrid. Il avait pu réaliser ce que moi je n’avais pas pu faire. Il était venu en France pour étudier le français et l’anglais à la fois. - Vous allez me dire que la France n’est pas vraiment bien placée pour apprendre l’anglais aux étudiants étrangers. Mais il voulait par-dessus tout apprendre le français et puis avez-vous déjà suivit des cours d’anglais à l’université pour voir ce que c’était. À ce moment je vous assure que je n’ai plus regretté une seconde de ne pas avoir pu partir. L’Espagne était venue à moi et, grâce à TANDEM, j’avais pris contact avec l’Espagne.
Il était grand, toujours bien habillé, c’était un de ces garçons que l’on ne peut pas qualifier de peur de passer pour une abrutie devant les copines tellement on est béat devant leurs yeux si profonds, leur visage si tendre et leur corps si solide. Ils ressemblent à des anges mais on a peur de s’en approcher de peur qu’ils se transforment en diable à la vu des sentiments que l’on leurs confit. Souvent une fois que l’on s’est approché d’eux qu’on les a vu et qu’on les a regardés droit dans les yeux ils sont comme une drogue dont on ne peut plus se passer de peur d’être mal si on le fait, et si on le fait alors on le regrette