Présentation du livre

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bien qu’il fut assis. Au vu de sa carrure, il devait être imposant lorsqu’il était debout, songea t-elle. Avec son un mètre soixante dix, elle se sentait déjà minuscule. Son visage aux traits anguleux, qu’elle apercevait dépassant du dossier qu’il consultait, semblait lui donner beaucoup de charme. C’est ce moment là qu’il choisit pour relever la tête et qu’elle croisa son regard d’une jolie couleur doré. Mais bien que la couleur en fût saisissante, c’est surtout l’expression arrogante qu’elle remarqua. Un homme qui était jeune, célèbre et de toute évidence qui avait un certain charme pouvait-il être autrement ? Songea-t-elle blasée. Lui-même prit le temps de la détailler avant de lui parler. Son regard froid et plein d’assurance prit tout son temps pour l’observer des pieds à la tête. Quand il arriva à son visage et qu’elle croisa son regard appréciateur, elle songea : Ca y est, encore un qui va croire en regardant mon physique gracile et mon visage de poupée que je suis une femme délicate et douce. En tout cas, Il sembla être satisfait et un sourire arrogant se dessina sur ses lèvres. Puis enfin, il lui dit :
- « J’ai lu votre curriculum vitae ce matin, votre parcours « scolaire » est un sans faute. Mais, j’aimerais bien voir quelques uns de vos dessins. »
Camille lui tendit un carton à dessin qu’il ouvrit sans mot dire. Il observa les esquisses puis ajouta :
- « Les lignes de vos bâtiments sont très fluides et harmonieuses, dois-je penser que mon travail a eu une influence sur le votre ? »
Une note de fierté hautaine était reconnaissable dans sa voix, mais elle fit mine de rien et répondit :
- « En effet, je trouve votre style très intéressant, il me plait beaucoup. C’est d’ailleurs la raison de ma présence ici. »
Damien Preux la regarda dans les yeux et commenta tranquillement :
- « Au moins, ça le mérite d’être franc. »
Puis, le regard de l’homme s’égara à nouveau sur ses formes. Quel malotru !, pensa t-elle.
Elle resta calme, elle tenait absolument à avoir ce poste. C’était la chance de sa vie, où pourrait-elle mieux faire ses premières armes que dans un tel cabinet !
Camille était une jeune femme particulièrement indépendante et n’était pas du genre à se formaliser devant un tel homme. Il sera toujours temps si il accepte de la prendre à l’essai de lui prouver qu’elle est une bonne architecte, pensa –t-elle. Quand enfin leurs regards se croisèrent à nouveau, elle ne baissa pas les yeux. Il n’était pas question qu’il s’imagine qu’elle était représentative de ce que les hommes appellent le sexe faible. Avoir le poste oui, mais il y avait des limites à tout. Elle ne tenait pas à ce qu’il accepte sa candidature en s’imaginant ainsi qu’elle passerait sous son bureau ! Elle voulait bien admettre qu’il était bel homme, mais elle n’était pas là pour ça.
Il sembla réfléchir un instant, puis lui posa à nouveau quelques questions sur ses croquis. Camille lui donna les informations demandées, alors il déclara :
- « Et bien, je sais tout ce que je voulais savoir, je vous contacte d’ici demain pour vous dire ma réponse. »
Elle acquiesça en l’observant un instant, elle n’arrivait pas à savoir si sa candidature lui avait plus. Il se leva, alors, pour lui dire au revoir. Comme, elle l’avait déjà remarqué il était très grand et elle dut lever la tête pour le regarder. Elle plaça sa main dans la sienne pour lui la serrer et constata alors que ces mains étaient des vrais battoirs. Il ne devait pas être bon de le voir en colère, songea t-elle. Elle le remercia de l’avoir reçu puis elle quitta la pièce.
Puis, elle s’enfuit jusqu’à sa voiture le cœur battant. L’entretien était enfin fini, se dit-elle avec soulagement. Elle n’avait plus qu’à croiser les doigts en espérant qu’il la rappelle. En tout cas si il acceptait, elle se doutait déjà que
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