CHAPITRE II : Jeunesse
Inutile de faire une présentation détaillée, je m'appelle Enzo, j'ai 19 ans et je suis d'une banalité effrayante. Me fondre dans la masse et passer inaperçu est mon train train quotidien, je n'existe en fait que par mon enveloppe charnelle, mes pensées vagabondent sans cesse. J'erre sans but parmi une foule qui me laisse indifférent. Pourquoi avoir un but dans la vie, un but dans l'année représente déjà beaucoup. Cette année j'ai décidé d'avoir mon bac, car mes parents n'accepteraient pas que j'échoue une seconde fois. Je me retrouve donc seul en classe de terminale loin de ceux que j'appelais " amis " qui m'ont abandonné pour entamer leurs études supérieures. Honnêtement cela m'indiffère, car il est impossible de savoir les réels pensées des gens. Nous sommes entourés d'hypocrites c'est une certitude, il n'y a pas de raison de se démarquer du lot, c'est ça les relations humaines.
Ayant décidé de m'intégrer à ma classe cette année, j'ai fait la connaissance de Laurent. Lui, c'est le stéréotype même de l'extraverti, le contraire de moi l'introverti ou le " coincé ". C'est en sa compagnie que je me motive pour obtenir mon diplôme. Son comportement me fascine : il est aimé de tous, ose tout, et croit en lui même.C'est à travers lui que j'existe. Sans lui je redeviens l'invisible, le solitaire, la poussière. Son attitude m'exaspère parfois, je l'envie. Je n'ai pas la prétention d'être différent mais simplement d'être un raté qui n'a pas su savourer son adolescence comme on goutte un fruit défendu. J'attends toujours mon apogée, mon heure de gloire ou mon étincelle mais sans espoir.