Chapitre 2
Un besoin, un chant...
Quelques jours plus tard, je m'étais déja bien habitué à ma nouvelle maison. A chaque fois, une immense tête rose se penchait devant moi et me parlait, faisait de petits bruits...
Sa me fit un peu peur au début, mais plus tard, je me rendis compte que cette chose rose ne me voulait aucun mal. Je répondais donc à ses bruits.
Dans ma maison, je sautais de barreau en barreau, je picorais mes graines, je buvais de l'eau et je sautillais un peu partout sur le sol pour picorer de petits grains.
Ma maison était en hauteur. Il y faisait toujours sombre. J'étais un peu triste, c'était comme une prison.
Puis un jour, ma maison a été transpotée. J'ai alors vu devant moi quelque chose de lumineux, que je n'avais jamais vu auparavant. Puis, un son est sorti tout seul de mon bec.
Aïgu, puis plus rauque, et un peu plus aïgu...Comme une chanson. C'était comme si je cherchais quelque chose.
En plus, j'étais triste de n'avoir personne avec qui parler.
Puis un jour, j'ai rencontré deux grands oiseaux gris. Ils m'ont racontés comment c'était la liberté. La nature, les arbres, les brises légères pendant la période ou la boule lumineuse brûlait beaucoup qui venaient vous carresser le cou...
Mais il y avait aussi des inconvénients. Les redoutables créatures aux longues griffes, aux crocs accérés et aux yeux en lame qui viennent vous manger, l'eau qui tombe du ciel et qui vous allourdi les plumes, les vents glacials...
La liberté, sa n'est pas de tout repos ! C'est bien, mais c'est aussi très dangereux !
Mais d'être ne cage, ce n'ai pas mieux non plus...Même si les Tueurs aux longues griffes et aux yeux en lame ne peuvent pas vous atteindre, même si vous êtes protégé du vent quand il y en a et même si vous êtes à l'abri de la redoutable eau qui tombe du ciel, vous ne pouvez pas aller plus loin que deux vulgaires barreaux...
Bon, revenons-en à nos oiseaux...
Depuis le jour ou j'ai changé d'endroits, pleins d'oiseaux de toutes sortes, de toutes plumes et avec des tailles et des caractères très différents sont venus parler avec moi.
Je me sentais déja un peu mieux...Mais, il me manquait toujours quelque chose...Et pas seulement un oiseau de ma race. Quelque chose d'autre...Quoi ? Je n'en savais rien.
Pourquoi je chantais ? Eh bien, figurez-vous que je ne le savais pas non plus...
Pourtant je ne me doutais pas que le chant et ce manque étaient liés...