n’arrivait pas à se concentrer. Elle fut donc ravie quand le docteur passa sa tête par l’entrebâillement de la porte et demanda à ses parents de bien vouloir la laisser se reposer.
Son père la salua et sortit de la pièce avec raideur. Il ne lui avait même pas dit deux mots. Etait ce en rapport avec son accident ? D’ailleurs comment était ce arrivé ?
Diane ne put se poser plus de questions car le sommeil l’emporta au pays des songes.
Deux jours durant, elle ne se réveilla que par intermittence. Ce n’est que le troisième jour, qu’elle eut l’impression d’avoir l’esprit plus clair. Ce soir là sur ordre du médecin, on lui retira sa perfusion et elle eut le droit à un premier vrai repas. Dans la mesure où on peut dire cela d’un repas d’hôpital.
Le jour suivant, une jeune femme entra dans sa chambre. Elle avait les cheveux courts et un air mutin, elle lui plut tout de suite. Celle-ci la héla joyeusement :
- « Bonjour la belle au bois dormant, tu vas mieux ?…ah c’est vrai que tu ne sais pas qui je suis ! Je suis Meredith, nous sommes amies depuis la dernière année de lycée. »
- « Bonjour…et on se voit beaucoup ? »
- « Oui, nous sortons parfois avec des amis le week-end quand tes parents ne te cassent pas les pieds ! »
- « Ils me cassent les pieds ? », répéta t-elle perplexe.
Meredith s’assit à côté d’elle et sérieusement déclara :
- « Ils sont très exigeants, ils comptent beaucoup sur toi pour reprendre l’affaire quand ton père arrêtera, alors ils essaient de contrôler certaines parties de ta vie, surtout les hommes si tu vois ce que je veux dire : aucun n’est assez bien pour eux. Déjà que tu es difficile…alors je ne te dis pas ! »
- « Pourtant …ma mère m’a dit que j’étais fiancée !? »
- « Première nouvelle ! Si tu avais rencontré le prince charmant, tu me l’aurais dit ! »
Diane tenta d’intégrer les informations que Meredith lui donnait : Elle était difficile dans le choix de ses petits amis et semblait être une romantique. Elle y réfléchit un instant :