Présentation du livre

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La faiblesse et la force ne sont qu’une et même entité. Benjamin le comprendra plus tard. Néanmoins à 21 ans à la louche, Benjamin n’est plus qu’une loque, un déchet humain. Il ne dort pratiquement plus la nuit, depuis quelques mois il se fait jeter de tous ses boulots car n’arrivait plus à assurer. Revenu vivre chez ses parents rien ne va plus.
A cette époque il commence à entendre des voix. Mais il n’y prend pas garde, c’était juste des impressions d’entendre son prénom en boite de nuits ou dans les grands magasins.



Un soir comme étant enfant. Je pensais, réfléchissant sur ma vie ce quelle m’avais appris et je me promis : plus jamais ça. J’allais avoir ma vengeance sur moi-même. Il le fallait. C’est à cette époque que je m’inscris au cours de préparation au concours d’éducateur spécialisé. Je ne dormais pas beaucoup la nuit (3/4 heures). Je pris un appart. Et continuais ma reconstruction : aller en cours, se faire à manger, prendre une douche…Chaque petit pas était un effort considérable et je devais sans cesse me rappeler pourquoi je le faisais. Par exemple : prendre une douche. On se lave, sinon on est sale et les bactéries se multiplient, parler aux gens, prendre de leurs nouvelles s’intéresser à autres choses que ses propres problèmes…Chaque jour je gagnais du terrain, personne ne se rendait compte à quel point j’étais descendu bas. Je m’inscrivis à plusieurs concours car il faut passer un concours d’entrée, pour pouvoir être admis dans l’école. J’eu un examen.

Les voix s’étaient tues, j’allais mieux. Je m’étais même fait des amis lors du concours. Plus rien ne pouvait m’empêcher d’avancer. Je louais donc un appartement à Paris, un studio de vingt mètres carré, Je commençais les cours. Je reprenais confiance en moi. Les cours étaient géniaux et les profs intéressants, pédagogues, connaissant leur domaine, ouverts d’esprit…

Mais coups de théâtre pour moi, Alors que je commençais à vraiment men sortir, un mois et demi après ma rentrée. Les voix reprirent le dessus. Je me remis à ne plus dormir la nuit, déambulant dans Paris. Je continuais à parler avec tout le monde que je rencontrais mais j’avais de plus en plus de mal à fixer une attention sur leur conversation De curieuses idées fixes, comme de devoir sauter de la tour Eiffel pour pouvoir me transformer en ange ou en démon, m’assaillaient. Chaque moment, chaque acte, me poussait à avoir une nouvelle idée délirante. Je quittais mon école adorée car je pensais que les profs étaient des démons qui voulaient ma mort. Voyant cet arrêt de formation, mes parents me reprirent chez eux. Pendant tout le trajet de retour vers la maison, je cherchais un pont pour sauter avec de l'eau ou des bosquets car je ne voulais pas me faire de mal. Une certaine logique venue dont ne sais où me priait de faire attention à ma sécurité et à celle des autres. Parfois une question m’assaillait que suis en train de faire ? Mais c’était plus fort que moi mes divagations me reprenaient deux secondes après.

Arrivé. Je me remis à faire des démarches pour trouver un emploi mais ça n’avançait pas. Je restais plusieurs minutes devant le panneau des horaires des ASSEDIC sans en comprendre le sens. La nuit, lassé de tout cela je voulu repartir à Paris à 6 heures du matin, en pyjama, sans papiers, car je sentais mon autonomie m’échapper et je voulais la retenir. C’est à ce moment là que mes parents appelèrent un médecin et la prochaine étape de mon parcours sera l’hôpital psychiatrique. Je ferai une tentative de suicide arrivé là-bas, car je ne comprenais plus rien, et les idées délirantes me disaient que pour comprendre il fallait que je me tue. Une infirmière arrivera juste à temps et me conduira en cellule d’isolement. C’est une chambre avec juste un matelas par terre et une couverture un seau pour faire ses besoins. On augmentera mon traitement car j’entendrais toujours des voix et je ne dormais pas. Et 4 jours après je sortirais de la chambre d’isolement pour aller en pavillon surveillé et ensuite j’irais dans un pavillon ouvert.




3 ans,3 ans à ne rien faire,3 ans à vivre moitié à l’hôpital de jour, à moitié à la maison.3 ans pour réapprendre à arrêter de dormir tout le temps, à pouvoir se concentrer sur un jeu, à pouvoir parler, se vider de ce trop plein de folie pure qui m’avait absorbé.3ans, de rencontres de personnes cassées par la vie, accepter la faiblesse et la force de l’autre, pour s’accepter tel que l’on est et voir au delà. S’accrocher aux bonnes vieilles idées de son enfance comme quoi, toute personne malgré ses difficultés, a ses capacités et peut avancer. Au quotidien se raccrocher à son entourage : famille, amis, toute personne rencontrée au hasard de la vie, personnel de l’hôpital de jour (malgré les disfonctionnements interne de celui-ci, mais c’est un autre sujet.) Curieusement après avoir frôlé la mort je ne mettais jamais senti aussi vivant en tentant de prouver aux autres, et à moi-même surement, que je pourrais revivre avec la maladie malgré les difficultés.

Alors vu que les voix perduraient, que je ne percevais aucune indemnité financière, que je n’arrivais plus à travailler 8 heures sans revenir à la maison en tremblant et ne marchant plus droit. Je fus déclaré travailleur handicapé. Ma psychiatre me déclara après un an de parlementé- temps de contestation ou je réclamais de savoir quelle maladie j’avais et elle refusant de me le dire- que j’étais schizophrène.



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Nicolas SORANZO