Présentation du livre

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Un homme d’une cinquante d’année passant par là demanda à l’homme blond : - « Votre compagne ne se sent pas bien ? » - « Je crois qu’elle n’a pas déjeuné ce matin, ne vous inquiétez pas, je vais la ramener chez nous ! » - « Voulez vous de l’aide ? » Non, ça ira merci ! Ma voiture n’est pas loin ! », lui répondit-il avec le sourire le plus rassurant qu’il puisse trouver .
A deux mètres de là, sous le regard inquiet et interrogateur du quinquagénaire, il tint la jeune femme de son bras gauche et ouvrit la porte arrière du véhicule de la main droite. Puis, il la déposa doucement sur la banquette. Il referma la porte, fit le tour de la voiture, se mis au volant et démarra sans plus de hâte qu’il n’en fallait.
Quelques minutes plus tard, la voiture quittait la ville et se dirigeait sur la A6 en direction du Sud.

La pièce était sombre, Karine avait mal a la tête : une affreuse migraine, mais elle se demanda quand même ou elle se trouvait. Elle fit tant que possible fonctionnait sa mémoire engourdie : Elle se souvenait avoir quitté le lycée, pris le métro, fait quelques courses, pris le bus, être descendue devant son immeuble et ….plus rien !
Alors, elle regarda autour d’elle pour savoir ou elle se trouvait : dans une chambre de toute évidence, mais pas la sienne. La pénombre qui régnait dans la pièce ne venait pas seulement des volets fermés, mais du fait que la nuit était tombée, « Quelle heure pouvait-il être ? » se demanda-t-elle. Elle regarda sa montre donc les aiguilles étaient légèrement lumineuse et lut : 21h50. Comme elle n’entendait aucun bruit, elle se leva lentement du lit sur lequel on l’avait couché et alla avec précaution voir à travers les fentes des volets si elle pouvait distinguer le lieu ou elle se trouvait. La lune était haute dans le ciel ce soir là.
Au bas, elle voyait la silhouette d’un grand arbre et d’un portail, elle était au premier étage d’une maison individuelle, mais elle eut l’impression qu’aucune autre maison n’était présente autour de celle-ci et le goût de la peur se fit sentir dans sa bouche. Deux questions se bousculaient dans sa tête : « Comment était-elle arrivée là ? » et surtout « Pourquoi ? ». L’air de la pièce était tiède, pourtant elle avait froid. C’est alors qu’elle entendit du bruit sous ses pieds : Quelqu’un marchait au réez de chaussé. Elle se laissa glisser contre le mur derrière elle et se recroquevilla sur elle même. Elle se serrait si fort contre le mur qu’on aurait dit qu’elle voulait se fondre en lui. Hélas, il n’y a que dans les comics que cela marche et elle était donc piégée. Elle tenta de respirer à fond et de réfléchir : L’unique fenêtre avait des volets en métal attachés entre eux, elle l’avait constaté, par un gros cadenas. Son regard se posa sur la porte, était-elle fermée à clé ? Elle en était là de ses pensées quand la première marche d’un escalier en bois grinça. Elle se recroquevilla un peu plus. Puis dans un moment de courage, d’un coup rapide et silencieux, elle changea de mur et se mit derrière la porte. Son cœur se mit à battre de plus en plus vite et si fort qu’elle était persuadée que son kidnappeur pouvait l’entendre ! La clé tourna dans la serrure, la porte s’entre ouvrit et elle le vit à contre jour un homme assez grand, il lui parut familier, puis elle le reconnut : c’était l’homme qu’elle avait admiré à l’abribus ! La peur la reprit, était-il un de ces tueurs pervers dont on parle dans les journaux ! Alors, lorsqu’il parla elle crut suffoquer : - Mademoiselle Karine Bone ? …..Ecoutez ……..n’ayez pas peur, je reste là à l’entrée, …je m’appelle Bruno Kals……je suis désolé de vous avoir enlevé mais je n’avais pas le choix ….je ne suis pas doué pour ……… » Karine ne bougeait pas mais à croire qu’il sentit sa présence, il se déplaça un peu en gardant la mai
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Nicolas SORANZO