Présentation du livre

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Notre enfance, je ne peux pas dire avoir de mauvais souvenir, on entre dans une famille, on essaye d'avoir les meilleurs parents, et puis on fait avec ce que l'on a ! D'autres vivent le pire et d'autres le best, moi c'est un entre deux, pour Toi, pas facile, tu as fait en sorte d'y croire et de persévérer dans ce couple qui t'a par la suite fait du mal, mais j'y reviendrais plus tard, il y a un temps pour tout.

A cette époque, pas facile de pouvoir divorcer comme aujourd'hui !
c'était très mal vu, comme dit la chanson, je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ..., eh oui ! on rigole mais se marier avait une signification et malgré tout on devait s'y tenir.

Le mariage c'était choisir un homme, une femme et s'y tenir, mais toi tu avais déjà choisi un homme meurtri par sa jeunesse, oui mon père avait vécu le pire perdre sa mère à l'âge de 14 ans, il n'était pas l'aîné mais le 3ème, ses 2 sœurs étaient déjà en âge de se fiancer, et mon grand-père trop malheureux n'arrivait pas à gérer un jeune homme perdu, auparavant c'était sa mère qui s'occupait de ses enfants, de la maison, du bien-être de chacun.

Mais là, ce n'était plus le cas !

Mon père, a donc commencé à faire des bêtises, des bêtises que l'on fait par tristesse, parce que cette maman n'est plus et qu'on ne sait pas comment extérioriser sa peine, il faut dire qu'à cette époque les psy ne concernaient qu'une sorte de personnes, alors pour calmer mon père, mon grand-père a préféré le mettre dans un centre pour jeune en difficulté, il faut dire que ce cher grand-père était directeur d'une prison bien connu, donc pour lui c'était facile de se dire que son fils allait se calmer en entrant dans ce genre d'institution, mais les choix que nos aînés peuvent faire ne sont pas toujours judicieux, alors on grandit dans la douleur de ne pas être compris et l'on continu à vivre mais mal ! et cela se perpetue pour l'avenir.
Pour mon père, il a continué comme il pouvait avec un père présent mais avant tout absent, le pire a été cette femme qu'il a épousé en seconde noce, une gardienne de prison, il en faut, mais certaines sont vraiment l'image que l'on s'en fait, dure, avec un manque se chaleur maternelle,la totale quoi !

Pour lui, c'était certainement ce qu'il aurait fallu lui éviter.
Vu son jeune âge il partit vivre chez sa grand-mère dans le Cantal, s'occuper des vaches de Salers, et des moutons.
Je crois que se fût ses plus belles années, sa grand-mère maternelle était un soutien, elle qui souffrait tant de la perte de sa fille lui laissait la possibilité de parler, de pleurer ! d'être une seconde Maman.

Moi, je l'ai très peu connue, une arrière grand-mère vêtue de noire de la tête au pied, habitant dans une très vieille et grande maison de Lavigerie où les odeurs de café mouliné embaumaient la pièce dans laquelle elle vivait et où dans chaque placard se cachait des bonbons qu'elle nous offrait avec tendresse, mais qui dataient de plusieurs années !

Peut-être dû à un manque de nourriture pendant la guerre, où la peur de ne pas manger était son quotidien ! il fallait être prévoyant, mettre de côté pour les lendemains difficile.

Il faut dire que mon arrière-grand-mère était née en 1899 et que la guerre a fait partie de sa vie, très discrète elle en parlait peu comme-ci il fallait oublier! et je la comprends.

Mon père réussi à calmer ses peurs intérieurs pour un temps, au plus profond de lui, sa douleur était bien trop présente.

Je pense qu'il a du enfouir dans un coin de son cœur cette douleur pour pouvoir avancer et continuer à vivre, un semblant de vie pour lui et pour Toi Maman et pour nous enfants...

Mais je parle d'un père qui m'a si peu connu et que j'ai si peu aimé, car comment aimer un homme, un père tourmenté !

8 ans presque 9 votre séparation est formulée, en attendant la prononciation de votre divorce tu as vécu dans la crainte, tu le savais violant tu avais peur qu’il s’en prenne à Toi, à nous.
Tu nous confiais à la voisine de peur qu’il vienne nous voir en ton absence. Cette personne je ne l’aimais pas du tout, elle avait des enfants, quatre, garçons et filles, elle ressemblait un peu à la Mama italienne elle parlait souvent dans sa propre langue nous faisant sentir que l’on y comprenait rien, mise à part cela elle se permettait d’avoir une attitude désagréable envers nous, nous punissant sans raison, nous rabaissant avec des petites phrases blessantes. Un jour nous avons décidé de ne plus aller chez elle, nous nous enfermions à la maison en t’attendant.


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Nicolas SORANZO