II
Diane, à l’aube du quatrième jour, put enfin se laver. Elle avait détesté que les infirmières fassent sa toilette. Elle avait pu constater qu’elle était très pudique. C’est donc avec soulagement, qu’elle suivit l’infirmière qui la guida jusqu’à la salle de bain. Elle se lava doucement et eut l’impression que son corps revivait. Lorsqu’elle sortit et que l’infirmière lui tendit une vraie chemise de nuit et non une blouse d’hôpital. Elle lui sourit avec reconnaissance.
Vers 14h00, on frappa à sa porte et c’est un homme qui entra. Il n’était pas en blouse. Ce n’était donc pas un infirmier. Diane le trouva fort séduisant et se demanda si elle le connaissait. Il semblait plutôt grand avec de larges épaules. Son visage légèrement mat et hautain lui donnait une certaine prestance et un air très déterminé. Celui-ci était adouci par ses cheveux bruns quelques peu ondulés et un peu trop longs sur le col.
Lorsqu’il s’approcha un peu plus, elle croisa ses yeux noirs, un regard profond rehaussé par de longs cils. Il était plus que séduisant, pensa t-elle et elle fut gênée lorsqu’il vint s’asseoir près d’elle sur le rebord du lit. Sans dire un mot, il se pencha sur elle et déposa un baiser léger sur ses lèvres. Le baiser fut bref mais il eut le temps de provoquer le trouble dans son cœur. Alors, elle balbutia :
- « Qui êtes vous ? »
- « Antonio, votre fiancé. », répondit-il légèrement moqueur.
Diane le regarda médusée, wouah, songea t-elle, puis elle se posa la question pourquoi il semblait légèrement moqueur et le lui demanda, alors il répondit :
- « Vos parents ont décidé avec les miens que nous devions nous marier et ils ont commencé à programmer un mariage arrangé. Je suis le fils de son associé, ils considéraient ainsi que c’était un bon marché ! Dans ce sens, ils ont fait en sorte de nous convier tous les deux à un gala avec les actionnaires ou nous nous sommes rencontrés pour la première fois, il y a quinze jours sans nous dire ce qu’ils manigançaient !, continua t-il avec un sourire ironique .
- « Alors, nous ne sommes pas amoureux ? Alors pourquoi m’avoir embrassé ? »
Antonio plissa légèrement les yeux, puis il la regarda bien en face tout en posant la main sur la sienne et déclara :
- « Je vous ai trouvé charmante dans votre robe de soirée qui mettait vos magnifiques courbes en valeur et je vous ai fait des avances, alors aujourd’hui je n’ai pas pu m’empêcher de vous voler un baiser. »
Diane sentit ses joues s’empourprer légèrement. Puis, elle se reprit et demanda sérieusement :
- « Ne me dîtes pas que avez accepté de devenir mon fiancé pour ça ? »
- « Non, j’ai refusé. Vous me plaisez mais je ne suis pas homme à me marier pour les convenances et d’après notre rencontre à la soirée, je dirais que vous non plus. »
- « Alors pourquoi êtes vous venu ? »
- « Mais pour mieux vous connaître. », lui dit-il en faisant rouler une mèche de ses cheveux cuivrés entre ses longs doigts, puis il ajouta : « j’ai dit que j’accepterais de vous revoir …disons que vous vous êtes comportée comme Diane la Chasseresse ce soir là : Fière et farouche, mais je vous ai trouvé tellement belle et indépendante que je n’ai pu résister à l’envie de vous revoir : quel tempérament ! »