Présentation du livre

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puis tu la remettais après une longue, très longue discussion à deux. Mais ce jour là, tu es parti bien vite et moi, j’avais du travail à faire.Je suis partie deux ans dans la forêt Amazonienne, alors que toi, tu continuais ton vagabondage à travers les mers. Nous nous sommes écrit même si tu n’avais pas toujours d’adresse. Tes lettres étaient pleines d’amour, de tendresse, tandis que moi j’avais du mal à mettre des mots sur mes sentiments. Notre relation me fesait peur, je t'aimais, je le savais, mais la distance apporte souvent la tristesse.
Et puis je suis revenue dans ma petite maison au bord de la plage. Ma vie était réglée comme une partition de guitare. Je me levais, prenais mon café sur la plge, restais des heures à jouer de la guitare, déjeunais puis je partais toute l'après-midi aux alentourds prendre des photos.
Un beau jour, je n'ai plus reçu de lettre de toi, la dernière me disait que tu étais rentré à Marseille. Je ne me suis pas inquiétée peu être aurais-je dû. C'est cette année que tu m'as avouer que tu étais marié. Je n'ai pas pleuré, ni crié et je t'en ai encore moins voulu, peu être aurais-je dû. La seule chose que j'étais capable de faire était mon travail, je m'y suis plongée autant que j'ai pu. J'ai fais le tour du monde pendant cinq ans, mais quoi que j'ai pu faire, je pensais toujours à toi. Et puis elle t'a quitté et tu as emménagé chez moi. Nous étions, dans cette trop petite maison, comme deux étrangers. Nous avons dû réaprendre à nous parler car au fond de moi, enfui très profondément, je savais que tu m'vais bléssé en disant la vérité. J'avais l'impression de n'être que le remplacement, après tout tu ne m'vais pas choisi, elle t'avais laissé.
Nous avons vécu trois ans ainsi, chacun fesant sa vie de son coté. Et puis on m'a envoyé en Irak. J'y ai vu des cadavres, des voitures calcinées, j'y ai vu la peur mais aussi la vie. La vie si belle et si courte à la fois. Pendant que toi tu aménagé le grnier de notre petite maison. Un soir, tu
me raconteras, beaucoup plus tard, que tu avais eu très peur car tu avais vu aus informations que la ville où je devais me trouver avait été bombardée. Heureusement que ce jour là, le groupe de photographe avec qui je trvaillais, avait décidé d'aller rendre visite à l'un de leur amis.
Quand je suis revenue, j'avais vu tellement de choses et toi, tu avais si peur que la première chose que nous avons dit c'est " Allons nous marier !"
Nous lavions dit ensemble, c'était un souhait commun. Nous ne voulions plus nous quitter. J'ai réalisé à ce moment précis que je ne t'en voulais plus, je voulais t'avoir à mes cotés.
C'est dans une petite église, entourés de tous nos proches que nous avons fait voeux de mariage.
T'en rappèles-tu ?
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Nicolas SORANZO