Tristan
Il se retourna et il le vit! toute gueule béante , se jeter sur lui . La peur l'envahit d'un coup . Il eut le réflexe de lever la main pour se protéger de la morsure de la bête immonde . Il ferma les yeux, tomba sous le poids du chien et se retrouva au sol . Il sentit le souffle de l'animal sur son visage et sa truffe humide poussant sa main pour mieux pouvoir le … lécher !
Il tentait de se dégager afin de ne plus sentir l'haleine de ce gros toutou . Enfin, il sentit le chien être tirer par force par celui qui devait être son maître .
Très choqué , il n'arrivait pas bouger . Il replia ses genoux vers lui et y posa sa tête . Il se mit a pleurer doucement . Son bas ventre était tout chaud et humide . Il avait fait pipi dans son pantalon .
• maman , maman dit il tout bas .
• Ça va mon garçon , lui demanda l'homme propriétaire du chien qui avait visiblement beaucoup de mal à maîtriser les ardeurs affectueuses de son cabot .
• Je veux ma maman, répondit Tristan, dégageant la main que l'homme venait de poser sur son épaule.
• Je suis là , mon chéri , lui dit sa mère en foudroyant le propriétaire du chien responsable de son effroyable peur. Tu n'as rien? montre moi !
• Non , j'ai rien maman... çà va... lui dit il en hoquetant .
• Lève toi s'il te plait.
• non , je peux pas( il lui tira le bras pour lui parler à l'oreille)j'ai mouillé ma culotte .
D'un geste tendre et compréhensif, elle enleva son gilet et lui passa autour de la taille .
Tristan se leva . Il avait les jambes en « coton ».
Ils décidèrent de quitter le parc . Marie lui donna la main et il l'a prit avec bonheur . Il avait cette drôle d'impression que tout le monde savait dans quel état il se trouvait . Il n'avait qu'une hâte, arriver à la voiture. Ils pressèrent le pas .
Au même moment, le téléphone portable de Marie se mit a vibrer. C'était sa mère .
• bonjour Marie vous venez manger , je vous attend , lui dit elle, sur un ton qui ne laissait d'autre choix que celui d'obéir sans discuter
La maman de Marie, Ivonne, était gentille, autoritaire et envahissante! Tous ça, dans un ordre qui variait en fonction de ses humeurs! A 50 ans elle se croyait encore aussi jeune qu'à 20 ! Bien sur , sa façon de voir les choses de la vie courante ne ressemblait pas du tout à celle de Marie.
Malgré tout, Marie l'aimait beaucoup et elle savait que c'était « bourrer » de bonne intentions.
En plus son père était d'une grande gentillesse pour Tristan . Il n'hésitait pas à l'emmener par tout , où l'aider dans ses devoirs.
• Ah... maman! Écoute! on vient d'avoir un problème au parc avec le petit.
• Quoi! Rien de grave au moins! dit sa mère inquiète, que c'est il passé?
• Rien de grave ,maman , un chien a sauté sur tris...
• Je te l'avais dit Marie!je t'avais bien dit de faire attention dans ce parc avec tous ces gens et ces bestioles qui traînent partout .
• C'est bon , maman , calme toi , Tristan n'a rien! Le chien ne l'a même pas mordu , il lui a sauté dessus c'est tout ,il voulait jouer .
• Le petit a du avoir très peur ? le pauvre! Viens! je vous fait des crêpes . Ça va vous faire du bien. Dit elle d'une voix gourmande.
• Il faut que je rentre ,Tristan a mouillé son pantalon .
• Ah bon? Mais comment....ah oui...je comprend!bref!mais venez quand même j'ai un short à lui de la semaine dernière. En plus il fait si bon , il pourra aller dans la piscine avec papy.
• Très bien, maman, on vient! Dans une demi heure nous sommes là . A tout de suite, dit Marie en raccrochant.
• C'est qui ? Maman , demanda Tristan.
• Papy et mammy mon chéri! on va chez eux , mammy fait des crêpes et tu pourras te baigner dans la piscine avec ton grand père .
• waouh! Super cool ,trop content! On va bien s'éclater avec papy , il est trop gentil! C'est pas comme papa . Il est jamais là ,et quand il est là, c'est pour me gueuler dessus . Lui il est pas cool !
• Ne parle pas comme ça de ton père , tu veux bien ? Et soit poli Tristan , d'accord?