Présentation du livre

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- Vous comptez vraiment rester affalé sur le canapé tout la nuit ? demandé-je avec un certain agacement.
- Tu proposes quelque chose de mieux ? m’interpelle Roger.
- Peux être un tour en ville ! proposais-je
- En ville ? A cette heure de la nuit ? Et puis, je viens d’arriver ! Dit Roger
- Paris est une ville qui ne dort jamais ! Vous savez que c’est la plus belle ville du monde non ?

Sans attendre de réponse, je me dirige vers la porte, je jette un coup d’œil par dessus mon épaule, histoire de voir si mon épopée sera solitaire, mais non, ils se lèvent à l’unisson, et marchent vers moi. C’est ce que j’avais espéré.

- Des amis comme ça … T’en trouveras pas plus ! rigole Antoine nonchalamment

Je fais semblant de rire.

- Je savais très bien que vous ne résisteriez pas à une petite virée entre hommes, il est vingt et une1heures, vous proposez quoi ? Demandé-je en ouvrant la porte en bois massif.
- Je sais que « Chez Albert », y a une petite soirée musicale. Ca ne vous dit pas ? Propose Roger.

Je connais bien ce bar, il sert l’une du meilleur mousse de l’île de France, et de temps en temps, lors des occasions spéciales, son bar est animé par un groupe folklorique. Allez savoir l’occasion de ce soir.
Roger fait semblant de sautiller pour exprimer sa joie, je devrais peux être le prévenir que la porte est basse, histoire qu’il n’arrive pas là-bas avec la bosse de sa vie …

On s’engage dans la rue du Paradis, c’est juste derrière cette route qu’on traverse, le boulevard, pour aller trinquer avec notre ami Albert.
La ruelle s’éclaircit, puis s’assombrit en fonction des pas, quelques lampadaires éteints au milieu de toutes ces lucioles immobiles. Je marche au milieu, Roger et Antoine est mon unique escorte.

- T’avais raison Roger, s’enquit Antoine, j’aurais du prendre mon manteau. Paris est frisquet pour un automne !
- Et oui, j’avais raison. Commente Roger.

Moi et mes acolytes traversons la route, sur notre gauche, une vielle ruine datant de l’après guerre. Cette maison m’a fichu la frousse toute mon enfance ! Un enfer dans la rue du Paradis. Maintenant, je pense que je pourrais y entrer. Mais je n’en vois pas la raison.
Tout mon quartier a été rénové, sauf cette case, les ruines sont restées intactes depuis ma naissance. Les rues sont calmes, on sort de mon quartier pour entrer dans le cœur de la ville. Quelques aboiements sur notre passage, des crissements de pneus, et une dizaine de chauves-souris qui entament un ballet aérien devant nos yeux.
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Nicolas SORANZO