Dimension d'une âme
Toi, qui de l'inconnu à moi te dévoila,
Et qui chaque jour, toujours loin mais toujours là,
Sus inlassablement trouver les justes mots,
Qu'ils soient courts ou longs, mais éternellement beaux.
Des épreuves qui vinrent troubler mon chemin,
M'ont aidé tes mots, telle l'aurait fait ta main ;
Que mes déprimes, mes tristesses et mes malheurs,
Suivent la seule issue qu'ils aient trouvée : ton cœur.
En l'absence de signes se noient cœur et âme,
Vénérant espoir mais récoltant désespoir ;
Quand au premier signe l'étincelle s'enflamme,
Toute pensée s'embrase à l'idée de te voir.
Une image, un son, ou le plus petit des gestes
Ont pour moi plus de puissance qu'un très bref silence ;
Et chaque nuit sans faut', sous la voûte céleste,
Naissent et fusent des pensées, vers Toi, mon essence.
Lente évolution
Depuis des mois, qui paraissent ans, ai-je souffert
D'une attente longue, terrible et douloureuse,
D'un mal plus grand encor que le fond des Enfers,
Victime seulement de mon âme amoureuse.
À de nombreuses reprises avais-je espéré
Que ton cœur, vers moi, un jour se retournerai
Autant de fois ai-je fini par désespérer
Constatant que jamais il n'y avait progrès.
Or un jour à mon problème vint solution,
Tu m'annonças la flagrante évolution
Qui fut le signe pour moi, j'en étais certain,
De joie totale issue de nos mêlés destins.
Du matin au soir, à chaque heure c'est à toi
Que je pense, sans croire que je finirai las
D'avoir enfin la plus belle élue de mon cœur
Pour m'apporter gaieté et éternel bonheur.