Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

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patxaran. Et encore, c'est bien parce qu'il fallait profiter de ses derniers rayons pour me prendre en photo dans une barque censée symboliser mon départ en bateau. L'idée originelle était en effet pour eux de me tenir la main jusqu'au bateau. Pas de liaison pour Tanger au départ de Malaga ? Tant pis, j'irai à Melilla : selon Xavi, c'est encore plus pratique pour rejoindre Chefchaouen, première véritable destination. Heureusement, j'ai vérifié sur une carte en rentrant à l'hôtel ...
Le petit vin blanc allait avec tout cet après-midi : l'accord parfait, que ce soit avec la friture d'éperlans, la douceur du soleil tombant ou la désinvolture du serveur balayant chemise débraillée et écouteurs sur la tête. Comme j'apprécie l'image de ces nappes espagnoles en papier à la fin de repas, où s'y côtoient les grains de riz jaune de la paella, la trace ronde et noire de la tasse de café, l'emballage déchiré du sucre en poudre et quelques pépins de citron ...

Plus tard (mais pas bien loin), la rencontre avec Hussein M'Baye, Sénégalais de Dakar (quartier Liberté 5) récupéré par la Croix Rouge sur une plage des Canaries et vendant aujourd'hui des colliers sur le Paséo maritime, calme les esprits. Oui, la non expulsion des immigrés clandestins et la régularisation massive des sans-papiers constituent non seulement un appel d'air mais aussi une légitimation des mafias de passeurs. Non, l'Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Oui à
l'intégration d'une immigration qui ne pourra jamais être choisie mais qui pourrait être régulée. Oui aux quotas. Non à l'hypocrisie qui consiste à maintenir en situation irrégulière des personnes condamnées à se faire exploiter et contribuant à jeter le discrédit sur leurs congénères. Je me souviens de Bahaa, une ancienne voisine venue terminer ses études de dentiste à Bordeaux, se sentant humiliée en quémandant après de longues heures d'attente à la Préfecture le renouvellement de sa carte de séjour, et tellement fière d'être Marocaine quand elle s'est vue souhaiter la bienvenue au Québec où elle assistait avec plaisir à des cours sur l'histoire et la culture du Canada, proposés aux nouveaux arrivants.

L'inte rmède touristique de ce séjour à Malaga fut bref, le temps d'apercevoir la cathédrale, l'Alcazaba et le vieux château à travers la vitre du taxi qui nous menait au resto Vino Mio. L'intérêt touristique de Malaga est limité, surtout en comparaison de ses illustres voisines andalouses. Le paséo en bord de mer y est agréable, tout comme la vue depuis les hauteurs de la ville où j'avais réservé au Monte Victoria (un excellent choix, ne serait-ce que pour le tinto de verano ou le petit-déj' sur sa terrasse de bougainvillées).

Déjà 1 mois que je suis en vacances. Certes, j'ai merdé en laissant traîner mon déménagement (que CaroReno, Pascaline, Christelle et Gaël soient publiquement remerciés pour leur contribution en bras ou en place),
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Nicolas SORANZO