devais faire payer ce chat au nom de la famille des rats. Hélas, pour moi, heureusement pour lui, le félin eu le temps de remonter dans mon estime. Saleté ! Je n’avais rien vu venir, et je l’adoptai de nouveau. Car je remis le passée en cause, comme le veut la tradition. Je n’étais plus que quelqu’un de…normal, une personne qui ressemble à tout le monde, un visage qui vous dit quelque chose tellement il est similaire aux autres. Le suicide m’effleura l’esprit. Mais je ne suis pas armé pour ça, dans le sens où le courage pour presser une détente où pour cisailler mes poignets m’échappera sans cesse. Un lâche, oui, un lâche qui veut voir encore à quoi ressemblera sa vie sans les roses. Une fleur fanée, un arbousier sans ses fruits, un bouton d’or argenté. Bref, une vie pathétique et misérable. Les plaies s’ouvraient alors et plus que jamais, je sentais mon corps se vider, je n’allais pas mourir, mais mon corps se vidait. Cette sensation si irrésistiblement désirée par le genre humain moyen est pourtant d’un piquant, dans le sens où c’est une incommensurable douleur qui troue les plantes des pieds, comme si l’on perforait chaque extrémité de chaque doigt, même les mains, avec une
fine aiguille de métal que l’on retire tout aussi soigneusement. Mes sens en éveil, j’étais captif au moindre toucher, au moindre son, à la moindre odeur, je pouvais, si je le désirais, ressentir les désirs et les chagrins des personnes m’entourant. Ce fut une révélation. Livré en pâture aux lions, je ne voulais pas finir comme de la confiture que l’on donne à des cochons. Il fallait bien trouver quelque chose. Je voulais détruire les gens, à l’inverse d’une Amélie, je voulais répandre froideur et noirceur, je voulais que l’on sombre autour de moi, je voulais fabriquer le chaos, détruire le soleil. Et la lune me tint un discours des plus intelligent : « fais ce que tu ne veux point qu’on te fasse ». Alors j’allumai ma lampe et éclairai la chambre de ma cervelle.
L’Inde et ses fleurs de couleur
« Nous partîmes cinq cent… » Quoi de plus stupide et imbécile que de s’entourer de gens qui sont en fait des pur-sang ? A l’heure où les voyageurs s’endorment, les vagues brisent les rêves des plus téméraires pour en faire des lavettes qui ne savent